Bousculade mortelle en Israël : 45 pèlerins tués, journée de deuil national ce dimanche

Le premier grand rassemblement autorisé depuis la levée des restrictions en Israël s'est transformé en cauchemar. Lors d'un pèlerinage juif orthodoxe 45 personnes ont perdu la vie hier dans un mouvement de foule. 150 autres ont été blessées.

FAIT DIVERS - Une bousculade géante a fait 45 victimes et 150 blessés lors d'un pèlerinage, dans la nuit de jeudi à vendredi, en Israël. Une journée de deuil national a été décrétée pour dimanche. LCI fait le point sur ce que l'on sait de ce drame.

Pour Benjamin Netanyahu, il s'agit de "l'une des plus graves catastrophes" de l'histoire d'Israël. 45 personnes sont décédées et 150 blessées dans la nuit de jeudi à vendredi à la suite d'une grande bousculade lors d'une fête juive au mont Méron, au nord du pays. Le Premier ministre a décrété une journée de deuil national pour ce dimanche. 

"Les gens étaient empilés les uns sur les autres", a raconté Rubi Hammerschlag, journaliste de la chaîne de télévision israélienne KanKan, ajoutant qu'ils "s'écrasaient les uns les autres". Alors que les circonstances du drame sont encore floues, LCI fait le point sur les différents éléments déjà connus.

À quelle occasion cette bousculade a-t-elle eu lieu ?

La bousculade a eu lieu lors d'un pèlerinage juif orthodoxe dans le nord d'Israël. C'était le plus gros rassemblement depuis le début de la pandémie de Covid-19, il y a plus d'un an. Il était organisé à l'occasion de la fête de Lag Baomer, qui marque une pause festive lors d'une période de deuil de 49 jours. 

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Elle se célèbre chaque année, en Israël comme ailleurs, et prend la forme de sorties, de pique-niques, de feux de joie et de pèlerinages sur les tombes des justes, en particulier sur le mausolée supposé du grand sage Rabbi Chimone bar Yo'haï au mont Méron.

Que s'est-il passé ?

À l'heure actuelle, les circonstances du drame sont encore floues. Les premières informations rapportaient l'effondrement de gradins. Une vidéo des célébrations montre des dizaines de milliers de personnes, dansant et sautant sur les gradins au son de la musique, ce qui aurait pu les fragiliser.

Le Magen David Adom, une Société nationale de la Croix-Rouge, a ensuite affirmé que le drame avait été causé par un mouvement de foule dû à un trop grand nombre de participants. Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent une foule très compacte, tant sur les gradins que dans les couloirs de lieu de pèlerinage. 

Les autorités avaient permis la présence de 10.000 personnes dans l'enceinte du tombeau mais, selon les organisateurs, plus de 650 bus ont été affrétés dans tout le pays, soit au minimum 30.000 personnes, tandis que la presse locale faisait état de 100.000 personnes sur place.

La police ne les laissait pas sortir donc ils ont commencé à être serrés les uns contre les autres, puis à s'écraser mutuellement- Shmuel, 18 ans, témoin du drame

Selon Shmuel, témoin du drame âgé de 18 ans interviewé par l'AFP, le mouvement de foule meurtrier aurait été causé par la police. "La police est arrivée (...) et a décidé de fermer" la rampe de sortie d'un des feux de joie très bondé, raconte-t-il. "Davantage de gens sont arrivés, de plus en plus, de l'intérieur et des côtés. (...) La police ne les laissait pas sortir donc ils ont commencé à être serrés les uns contre les autres, puis à s'écraser mutuellement."

"La police n'a pas rouvert (la barrière) jusqu'à ce qu'elle se casse et toute la foule a explosé sur les côtés", poursuit-il. "Des dizaines de personnes sont mortes écrasées, c'est une catastrophe." Une vidéo, postée sur Twitter, montre une foule compacte se presser dans un étroit couloir, en proie à la panique.

Une autre vidéo montre des centaines de personnes prises au piège dans un goulot d'étranglement. Des hommes semblent déjà y avoir perdu connaissance et gésir au sol, tandis que des cris paniqués s'élèvent. Attention, ces images peuvent choquer.

Lors d'une conférence de presse, Shimon Lavi, commandant de la police du district nord, qui a supervisé les dispositions en matière de sécurité a déclaré assumer "la responsabilité globale, pour le meilleur et pour le pire". Une enquête a été ouverte ce vendredi sur une possible négligence de la part de la police, à la demande du ministère de la Justice, rapporte Times of Israël.

Où les victimes ont-elles été transférées ?

Des dizaines d'ambulances ont été dépêchées sur place pour évacuer les blessés et les morts. Six hélicoptères ont aussi été déployés. Les victimes ont été transférées dans des hôpitaux de la région, comme ceux de Safed et Nahariya. À Safed, un journaliste de l'AFP rapporte également avoir vu des blessés transférés par hélicoptère vers Jérusalem et Tel-Aviv. 

Selon le Jerusalem Post, au moins cinq enfants âgés de moins de 16 ans seraient décédés. Plusieurs hôpitaux ont ouvert des lignes téléphoniques à disposition des familles pour retrouver d'éventuelles victimes. Galilée : (+972) 4-9850505, Ziv : (+972) 4-6828838 et Poriya : (+972) 4-6652211.

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