Brésil : face aux sénateurs, Dilma Rousseff dénonce "un coup d'Etat"

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La chute de Dilma Rousseff

JUSTICE - La présidente du Brésil Dilma Rousseff a fustigé ce lundi un procès "injuste et arbitraire", dans une plaidoirie de la dernière chance devant le Sénat avant sa probable destitution.

"Je viens pour vous regarder dans les yeux, messieurs les sénateurs". L’air sombre, Dilma Rousseff a pris la parole ce lundi devant le Sénat brésilien pour contester son procès en destitution qui a débuté la semaine dernière. Une audition cruciale pour l’ancienne présidente, qui a dénoncé un "coup d’Etat".


"Je n'ai commis aucun crime de responsabilité, je n'ai pas commis les crimes pour lesquels je suis jugée injustement et arbitrairement accusée", a déclaré la dirigeante de gauche face à l'hémicycle. Un hémicycle devant lequel elle a fustigé ceux qui veulent "élire indirectement un gouvernement usurpateur". Et d’appuyer : "Nous sommes à un pas d'une grave rupture institutionnelle, de la concrétisation d'un authentique coup d'Etat".

"Votez pour la démocratie"

"Votez contre l'impeachment, votez pour la démocratie", a conclu Mme Rousseff, au terme d'un plaidoyer de 30 minutes. Pour affronter les sénateurs, dont plus des deux tiers requis sont favorables à l'"impeachment" selon les comptages des médias, elle était accompagnée de son mentor politique, l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), et d'une douzaine d'anciens ministres.


Si elle est écartée du pouvoir, elle ne pourra plus occuper de fonctions publiques pendant huit ans. Si elle est innocentée, cette économiste dont la popularité stagne à 13% retrouvera son mandat.


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