Brésil : les policiers en grève à trois semaines du Mondial

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REVENDICATIONS - Les policiers civils de quatorze Etats du Brésil, dont six accueilleront des matchs de la Coupe du monde à partir du 12 juin, ont annoncé une grève de 24 heures ce mercredi. Ils revendiquent de meilleurs salaires.

A trois semaines de la Coupe du monde, les menaces de grèves et de manifestations diverses s'accumulent au Brésil. Alors que le mouvement #NãoVaiTerCopa ("il n'y aura pas de Coupe"), qui dénonce les sommes investies pour le Mondial au détriment des services publics, regroupe de plus en plus de mécontents, les policiers s'y mettent à leur tour. Ce sont plus précisément les policiers civils, chargés des enquêtes criminelles, qui ont décidé d'une grève de 24 heures, ce mercredi, afin de revendiquer de meilleurs salaires. 

Les policiers fédéraux et militaires également

Les policiers de quatorze Etats (sur vingt-sept) sont concernés. Parmi eux, six recevront des matchs de la Coupe du monde : Rio de Janeiro, Sao Paulo, Minas Gerais (capitale Belo Horizonte), Bahia (capitale Salvador), Pernambouc (Recife) et Amazonas (Manaus). Pas de très bonne augure, donc, malgré les déclarations du ministre brésilien de la Justice fin avril. "Les organismes armés ne peuvent légalement pas faire grève. C'est pourquoi je ne crois pas que les policiers - qui ont juré respecter leur nation - exposeront leur pays à une situation inacceptable devant le monde, et je ne pense pas qu'ils feront grève pendant le Mondial", avait-il indiqué.

Les policiers civils ne sont pas les seuls à grogner. La police fédérale, en charge notamment du contrôle des passeports dans les aéroports et aux frontières, se mobilise également ce mercredi pour réfléchir à "une restructuration de l'organisme", même si l'idée d'une grève est pour le moment écartée. La semaine dernière, la police militaire avait quant à elle stoppé le travail pendant trois jours dans l'Etat de Recife. Certains habitants en avaient profité pour piller des magasins. N'en déplaise à Michel Platini, qui avaient demandé aux Brésiliens de mettre de côté leurs revendications le temps de la Coupe du monde , le contexte social est toujours aussi tendu au pays du football.

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