Brésil : la popularité de Bolsonaro en chute libre

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Jair Bolsonaro et l'extrême-droite s'installent à la tête du Brésil

SONDAGE - Une majorité de Brésiliens désapprouvent la politique menée par leur président Jair Bolsonaro, marquant une forte baisse de sa popularité durant ces six derniers mois, selon un sondage publié lundi.

Le dérapage de trop ? Selon une enquête réalisée entre le 22 et le 25 août -  c'est à dire en pleine polémique sur les incendies en Amazonie -, une majorité de Brésiliens désapprouvent la politique menée par Jair Bolsonaro. Une mauvaise nouvelle pour le président, dont la popularité ne fait que baisser depuis son arrivée au pouvoir en janvier dernier.

Dans le détail, seuls 41% des personnes interrogées approuvaient en août l'action du chef de l'Etat d'extrême droite contre 57,5% en février, dans la foulée de sa prise de fonction le 1er janvier. Le taux de désapprobation a, lui, bondi de 28,2% à 53,7% au cours de la même période, a indiqué l'institut MDA, qui a réalisé l'enquête. Le sondage montre aussi que la part des personnes interrogées qui juge négativement l'action du gouvernement est passée de 19% en février à 39,5% six mois plus tard. A l'inverse, le pourcentage de ceux qui la jugent positive a chuté, de 38,95% à 29,4%, sur la même période. A titre de comparaison, le taux d'approbation de Jair Bolsonaro était passé de 67% en janvier à 51% en mars. Le pire résultat pour un président brésilien après trois mois de mandat.

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Plus de 230 déclarations entachées d'informations fausses

Huit mois après son arrivée au pouvoir, Jair Bolsonaro semble ainsi faire les frais des polémiques. Elles sont nombreuses : l'agence de vérification des faits Aos Fatos a recensé plus de 230 déclarations du chef de l'Etat entachées d'informations fausses ou distordues depuis le début de son mandat. Les positions controversées de Jair Bolsonaro ne datent pas d'hier. Tout au long de sa carrière politique, l'ex-capitaine de l'armée, qui a été député pendant près de trois décennies, a en effet souvent défrayé la chronique avec ses dérapages racistes, machistes ou homophobes.

Mais à l'image du président américain Donald Trump, dont il est un fervent supporter, il est parvenu malgré toutes les controverses à maintenir un noyau dur de partisans, avec une cote de popularité stable autour de 30%. Une base sur laquelle il semble miser pour redorer son image. Et ce notamment en diabolisant les médias qui, selon lui, empêchent le pays d'avancer parce qu'ils n'ont pas accepté sa victoire. "La campagne est finie. La presse doit comprendre que j'ai gagné, putain!", a-t-il scandé début août dans un discours durant une inauguration. 

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