Brexit : transports, téléphonie, banques... Quelles conséquences concrètes en cas de sortie sans accord ?

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Brexit : goodbye United Kingdom

GOODBYE - Ce vendredi 29 mars, le Parlement britannique a rejeté l'accord de sortie de l'Union européenne négocié par Theresa May pour la troisième fois. De quoi renforcer encore l'inquiétude de perspective d'un "no deal". De fait, un Brexit sans cadre défini aurait de nombreux effets négatifs, pour les Britanniques mais aussi les Européens.

Un pas de plus vers le "no deal" ? Ce vendredi 29 mars, le Parlement britanniques'est à nouveau prononcé contre le plan de sortie de l'Union européenne porté par la Première ministre britannique, Theresa May. Un accord négocié avec les 27 que les députés avaient déjà rejeté... deux fois. De quoi faire craindre de plus en plus une sortie sans accord le 12 avril. Dans ce scénario des plus flous, une seule certitude : les conséquences d'un "no deal" seraient nombreuses, et parfois très concrètes. Tour d'horizon. 

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Le "no deal" pourrait créer un véritable chaos dans les aéroports du Royaume-Uni… mais aussi à l'étranger. Les compagnies aériennes britanniques et européennes perdront en effet le droit automatique d'opérer des vols entre l'UE et le Royaume-Uni, et devront réclamer une autorisation. Londres "envisage" d'accorder aux compagnies aériennes des permissions pour qu'elles puissent continuer à fonctionner normalement et "s'attend" à ce que l'UE fasse de même, mais anticipe, dans le cas contraire, "des perturbations sur certains vols". 

Le service de train Eurostar pourrait connaître des difficultés similaires car les licences des opérateurs ferroviaires britanniques en Europe ne seraient plus valables. Enfin, Londres a signé des contrats à hauteur de 120 millions d'euros avec trois compagnies de ferry pour renforcer les liaisons avec le continent, espérant ainsi fluidifier le trafic et éviter des embouteillages à proximité des ports, confrontés au rétablissement des contrôles.

Des frais téléphoniques et bancaires en hausse

L'une des premières conséquences concrètes pour les consommateurs britanniques et européens concerne l'itinérance, soit la faculté d'utiliser le réseau d'un opérateur de téléphonie mobile à l'étranger. Le service, actuellement gratuit pour les consommateurs au sein de l'UE, engendrerait des frais en cas de "no deal" pour les voyageurs franchissant la Manche ou la frontière irlandaise. 

Il en va de même pour l'usage de cartes de paiement, qui devrait entraîner des frais supplémentaires, tandis que les procédures bancaires seront "plus lentes", d'après Londres. Au sein de l'UE, les clients des banques d'investissement basées au Royaume-Uni ne pourront plus faire appel à leurs services financiers. De nombreux établissements ont mis en place des filiales sur le continent pour éviter les perturbations.

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Brexit : l'accord avec l'UE expliqué en 5 mn (s'il est approuvé par les Britanniques)

Les consommateurs impactés dans leur quotidien

Les consommateurs qui achètent en ligne verraient leurs frais augmenter parce que les colis livrés depuis le continent ne pourront plus prétendre à une TVA allégée. 

Le gouvernement britannique a prévenu sa population qu'elle pourrait perdre l'accès à certains services de streaming, comme Netflix ou Spotify, quand ils voyageraient dans l'Union européenne. 

Les Britanniques en vacances en Europe pourraient également devoir obtenir un permis de conduire international, car les leurs "pourraient ne plus être valables". 

Quant au transport d'animaux domestiques, il serait encadré par des règles sanitaires plus strictes.

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Médicaments et banques de sperme

Pour parer à toute éventualité, le Royaume-Uni, qui dispose de trois mois de stocks de médicaments habituellement, a augmenté ses réserves pour bénéficier de six semaines de réserves supplémentaires.

Le pays quittera l'Agence européenne du médicament mais continuera à reconnaître temporairement les tests et certifications européens pour éviter une double procédure et une rupture de la chaîne d'approvisionnement.

Londres ne pourra cependant plus faire appel aux banques de sperme européennes : les établissements britanniques devront développer de nouveaux accords et pourraient faire appel à des importations venues d'ailleurs.

Des formalités administratives plus complexes

Les milliers d'entreprises qui importent ou exportent au Royaume-Uni devraient apprendre à remplir des nouvelles déclarations de douane et envisager de faire face à de nouvelles taxes. Londres a annoncé son intention de travailler avec l'industrie pour "minimiser les délais et les fardeaux supplémentaires". Le Royaume-Uni a également annoncé la mise en place d'un système d'indications géographiques protégées pour des produits alimentaires comme le whisky écossais ou le fromage Stilton, jusqu'ici reconnus par des labels européens. Les paquets de cigarettes seront également affectés : il faudra introduire une nouvelle iconographie pour prévenir des risques du tabagisme, les droits des photos utilisées étant la propriété de la Commission européenne.

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