Brexit : accord trouvé entre la Commission européenne et le Royaume-Uni dans la 1ère phase de négociation

DIVORCE - La Commission européenne et le Royaume-Uni sont tombés d'accord ce vendredi sur la première phase des négociations du Brexit portant sur les modalités de leur divorce. Reste désormais à ouvrir une nouvelle phase de discussion pour établir les contours de leur future relation.

Après des mois de lents progrès, les événements se sont accélérés depuis lundi jusqu'à la rencontre très matinale (7 heures) de ce vendredi, annoncée au dernier moment, entre la Première ministre britannique Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Après des mois de lents progrès, les événements se sont accélérés depuis lundi jusqu'à la rencontre très matinale vendredi, annoncée au dernier moment, entre la Première ministre britannique Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker vendredi à 7H00 (6H00 GMT).


Il revient désormais au Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants des Etats membres, de valider le constat de la Commission, ce qui permettra d'ouvrir la deuxième phase des négociations consacrée à la "future relation" entre l'UE à 27 et Londres, notamment commerciale. "Si les 27 États membres acceptent notre évaluation, nous, la Commission européenne et notre négociateur en chef Michel Barnier, nous sommes prêts à entamer immédiatement les travaux de la deuxième phase des négociations", a expliqué Jean-Claude Juncker, qui s'est dit "confiant" d'obtenir ce feu vert.

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Brexit : accord trouvé entre la Commission européenne et le Royaume-Uni dans la 1ère phase de négociation

Ce premier "accord" trouvé entre Bruxelles et Londres fait l'objet d'un "rapport conjoint" de 15 pages, déjà publié, qui décline les éléments concernant les trois dossiers prioritaires: la gestion de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, le règlement financier de la séparation et les droits des citoyens expatriés. "Le défi le plus difficile est devant nous", a tout de même averti le président du Conseil européen Donald Tusk, lors d'une brève déclaration. Saluant "un succès personnel" pour Theresa May, il a toutefois regretté qu'"autant de temps ait été consacré à la partie la plus simple" des négociations sur le retrait britannique.


L'Union européenne et le Royaume-Uni n'avaient pas réussi lundi, après un déjeuner entre le président Juncker et Mme May, à boucler un accord sur les modalités de leur divorce, notamment en raison du dossier irlandais. "En Irlande du Nord, nous garantirons qu'il n'y aura pas de frontière dure" avec l'Irlande, a affirmé haut et fort Mme May lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre de vendredi matin. En outre, la Commission assure que "les citoyens de l'Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l'UE à 27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'UE", une garantie attendue par les quelque 3 millions de personnes concernées. Réciproquement, les droits d'environ un million de Britanniques résidant dans le reste de l'UE seront aussi préservés.

Quant à la facture du Brexit, Mme May a souligné qu'elle serait "équitable" pour les contribuables britanniques. Les deux camps se sont accordés sur une "méthodologie" de calcul, pas sur un chiffre final. La somme est estimée entre 45 et 55 milliards d'euros selon des sources européennes.

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