Brexit : Boris Johnson compare la position de Hollande au nazisme

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POINT GODWIN - A l'occasion d'un déplacement en Inde, Boris Johnson, sulfureux ministre des Affaires étrangères britannique, a fustigé l'attitude revancharde de François Hollande à l'encontre du Royaume-Uni, osant une bien étrange comparaison avec la Seconde Guerre mondiale.

Réputé pour ses frasques et ses sorties sans filtre, Boris Johnson, ancien maire de Londres promu ministre des Affaires étrangères par Theresa May, s'en est pris à François Hollande avec une surprenante comparaison, rapporte The Independant mercredi 18 janvier. "Si monsieur Hollande veut administrer des punitions à quiconque tente d'échapper [à l'UE], comme dans un film sur la Seconde Guerre mondiale, je ne pense pas que ce soit la voie à suivre, ce n'est pas dans l'intérêt de nos amis et de nos partenaires" a lâché Boris Johnson, chantre du Brexit.  "Ça me semble absolument incroyable, au 21e siècle, qu'un membre de l'UE envisage sérieusement de réintroduire les tarifs douaniers ou quoi que ce soit d'autres pour sanctionner le Royaume-Uni", a-t-il poursuivi. François Hollande punirait donc ses ennemis à la manière d'un chef nazi ?

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Le sulfureux diplomate emboîte le pas à David Davis, secrétaire d'Etat à la sortie de l'Union européenne du Royaume-Uni, qui lui aussi a tenté la comparaison avec la Seconde Guerre mondiale. "Si notre administration a pu faire face à la Seconde Guerrre mondiale, elle peut facilement faire face à ça", a-t-il déclaré à la chaîne ITV, à propos des négociations sur le Brexit. 

Il faut qu'il y ait une menace, il faut qu'il y ait un risque, il faut qu'il y ait un prix.- François Hollande, octobre 2016

En octobre, François Hollande avait prévenu les Britanniques qu'il y aurait un prix à payer pour quitter l'Europe. Lors d'un discours prononcé à l'occasion des vingt ans de la création de l'Institut Jacques Delors, le chef de l'Etat a déclaré : "Il faut qu'il y ait une menace, il faut qu'il y ait un risque, il faut qu'il y ait un prix, sinon nous serons dans une négociation qui ne pourra pas bien se terminer et qui, forcément, aura des conséquences économiques et humaines". François Hollande veut faire de cette fermeté un exemple pour les autres pays européns : "Nous devons avoir cette fermeté. Si nous ne l'avons pas nous mettrons en cause les principes mêmes de l'Union européenne, c'est-à-dire qu'il viendra à l'esprit d'autres pays ou d'autres partis de vouloir sortir de l’Union européenne". 

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Mardi, Theresa May a explicité les contours du Brexit tel qu'elle le voyait. Elle a visiblement compris le message puisqu'elle a renoncé à  l'union douanière de l'Union europénne.  "Je ne veux pas que le Royaume-Uni soit membre de la politique commerciale commune (de l'UE) et je ne veux pas que nous soyons liés aux tarifs extérieurs communs, ce sont des éléments de l'union douanière qui nous empêcheraient de conclure nos propres accords commerciaux avec d'autres pays", a-t-elle déclaré. 

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