Brexit : le Royaume-Uni n’attend plus que "go" de la Reine...

Brexit : le Royaume-Uni n’attend plus que "go" de la Reine...
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BIENTÔT LA FIN - La Première ministre britannique a indiqué ce mardi que l'enclenchement du processus de sortie de son pays de l’UE serait effectif avant la fin du mois de mars. Theresa May a annoncé que la reine Elizabeth II promulguerait la loi sur le Brexit "dans les prochains jours".

Theresa May touche au but. Après des mois de rebondissements, la Première ministre britannique a fait savoir ce mardi devant le Parlement que le fameux article 50 du Traité de Lisbonne, qui lancera officiellement le processus de sortie de son pays de l’Union européenne (UE), sera bien déclenché avant la fin du mois de mars, conformément à ce qu’elle avait annoncé peu après sa prise de fonction. 

La cheffe du gouvernement conservateur a annoncé que la reine Elizabeth II promulguerait "dans les prochains jours" la loi autorisant Londres à lancer les discussions sur les modalités du divorce entre le Royaume-Uni et l’UE. Une fois le "Royal Assent" (l’assentiment royal, ndlr) reçu, ce texte – finalement adopté lundi soir par les Lords – permettra à Theresa May d’entamer les négociations. 

"Je reviendrai devant cette chambre d'ici la fin du mois pour vous informer que j'ai officiellement activé l'article 50 et engagé le processus par lequel le Royaume-Uni quittera l'Union européenne", a-t-elle promis, sans donner de date précise. 

L’Ecosse, une épine dans le pied de May ?

Répondant à un député eurosceptique, Theresa May a certifié que, cette-fois ci, aucune "menace légale" ne pèserait sur le Brexit et que rien de l’empêcherait de mener à bien son objectif. Une référence aux démêlés judiciaires connus par la Première ministre, qui avaient notamment été forcée par la Cour suprême à faire valider le référendum du 23 juin 2016 par le Parlement. 

La cheffe du gouvernement a également réagi à l'annonce faite lundi par la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon, qui souhaite organiser un nouveau référendum d'indépendance de l'Ecosse fin 2018 ou début 2019. "Ce n'est pas le bon moment pour faire de la politique politicienne et créer de l'incertitude", a fustigé Theresa May, qui a par ailleurs affirmé que "la majorité des Ecossais ne [voulait] pas de nouveau référendum". 

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D’après les derniers sondages, cette majorité est toutefois (très) courte : 52% de la population se dit en effet favorable à un maintien dans le Royaume-Uni tandis que 48% se prononce pour l’indépendance. Après le Brexit, l’Ecosse pourrait bien devenir la nouvelle épine dans le pied de Theresa May.  

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Brexit : le Parlement britannique donne son accord

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