Brexit : les députés rejettent (encore) l'accord négocié par Theresa May, la sortie de l'UE à nouveau reportée ?

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ROYAUME-UNI - Pour la deuxième fois, mardi 12 mars, les députés britanniques ont largement voté contre l'accord négocié par la Première ministre Theresa May pour la sortie de l'Union européenne. Plongeant le pays dans l'incertitude.

C'est, une nouvelle fois, un grand "no". Ce mardi 12 mars, les députés britannique ont largement voté contre l'accord sur le Brexit négocié par Theresa May avec l'Union européenne. Malgré les modifications obtenues la veille à Strasbourg par la Première ministre, le texte a recueilli 391 voix contre et 242 voix pour. Un vote qui plonge le pays dans l'incertitude, alors que le Brexit doit survenir dans 17 jours.


"Leur accord, celui de la Première ministre, est clairement mort", a réagi le leader du parti travailliste d'opposition, Jeremy Corbyn.


L'Union européenne a fait "tout ce qu'elle a pu" pour aider à l'approbation de l'accord de Brexit, a estimé le négociateur de l'UE pour le Brexit Michel Barnier.

"Il est difficile de voir ce que nous pouvons faire de plus. S'il y a une solution à l'impasse actuelle, elle peut seulement être trouvée à Londres", a estimé Preben Aamann, porte-parole -parole du président du Conseil européen, Donald Tusk. Ajoutant que l'UE allait continuer ses "préparatifs" pour un Brexit sans accord, dont le risque est accru de façon "significative" par le vote des députés britanniques. 

Brexit sans accord ou report du Brexit ?

Et maintenant? Les députés voteront mercredi sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord, un scénario particulièrement redouté par les milieux économiques.


Si cette option est exclue, le Parlement votera à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report "limité" du Brexit. Les 27 devront toutefois donner leur accord à l'unanimité et les dirigeants européens ont prévenu que toute demande en ce sens devrait être dûment justifiée.


"S'il devait y avoir une demande motivée pour une extension, les 27 de l'UE seraient prêts à la considérer", a déclaré une porte-parole de la Commission européenne, Mina Andreeva. Elle sera décidée à l'unanimité "en tenant compte des raisons" avancées et "de la durée" demandée, a-t-elle ajouté.


"La solution à l'impasse ne peut être trouvée qu'à Londres", a réagi l'Elysée, précisant que Paris ne pourrait "en aucun cas accepter une extension (de la date du Brexit) sans une stratégie alternative, crédible, de la part du Royaume-Uni".

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