VIDEO - Brexit : les différents scénarios sur la table après la demande de report de Theresa May

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Brexit : goodbye United Kingdom

COMPTE À REBOURS - Incapable de faire signer un accord de sortie de l'UE aux députés britanniques, Theresa May a demandé à l'Union européenne un report du Brexit prévu le 29 mars. La Première ministre veut un report jusqu'au 30 juin. Va-t-elle l'obtenir ? Rien n'est moins sûr. Voici les scénarios de ce bras de fer qui n'en finit plus.

Le Royaume-Uni s'enfonce un peu plus dans l'incertitude.  A neuf jours de la date prévue, la Première ministre britannique Theresa May a demandé mercredi aux dirigeants européens un report de trois mois pour l'entrée en vigueur du Brexit. Son objectif ? Eviter à son pays, incapable de se rassembler autour d'un accord de divorce, une sortie sans filet. Un "no deal" aux conséquences dramatiques. Problème : encore une fois, plusieurs scenarios sont sur la table.

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Un report du Brexit : à chacun sa date

Theresa May souhaite un report court du Brexit jusqu'au 30 juin, excluant à ce stade un ajournement plus long qui impliquerait que le Royaume-Uni prenne part aux élections européennes des 23 et 26 mai, une option "inacceptable" selon la dirigeante. Problème : l'UE a prévenu que tout report devra être accepté à l'unanimité par les 27, qui seront réunis jeudi et vendredi à Bruxelles.  Donald Tusk, le président du Conseil Européen, a pour sa part indiqué mercredi qu'un report "court" serait possible, mais si les députés britanniques votent l'accord déjà négocié. La Commission européenne recommande quant à elle deux options : un report court jusqu'au 23 mai, soit avant les élections européennes ou un autre plus long jusqu'au moins fin 2019, selon un document interne consulté par l'AFP.  

Le troisième vote sera-t-il le bon ?

Destiné à mettre en œuvre un Brexit en douceur, le Traité de retrait de l'UE négocié par Theresa May avec Bruxelles a déjà été recalé à deux reprises par les députés britanniques, en janvier et la semaine dernière. Initialement prévu cette semaine, un troisième vote a été bloqué par le président de la Chambre des communes, le "Speaker" John Bercow, au motif que les députés ne pouvaient voter à nouveau sur un texte inchangé. Theresa May compte néanmoins soumettre "au plus vite" une nouvelle fois l'accord aux députés en y incorporant des modifications.

Face aux incertitudes persistantes quant au sort du Brexit, ou à l'éventuelle organisation d'un autre référendum qui l'annulerait, les défenseurs d'une sortie de l'UE, opposés à ce traité, pourraient finalement considérer ce dernier comme l'unique voie sûre pour réellement quitter l'UE.

Le scénario noir du Brexit sans accord

Le Parlement a rejeté cette hypothèse mais un Brexit sans accord reste une option par défaut si aucun terrain d'entente n'est trouvé entre Britanniques, ou avec l'UE. En cas de "no deal", le Royaume-Uni mettrait fin du jour au lendemain à 46 ans d'appartenance à l'UE, quittant le marché unique et l'union douanière sans période de transition, un scénario redouté par les milieux économiques. Pour atténuer une rupture brutale, le gouvernement a annoncé qu'il supprimerait temporairement les droits de douane sur 87% des importations. Et les pays européens ont eux aussi intensifié leurs préparatifs en vue d'une telle éventualité. 

Un second référendum ou de nouvelles élections législatives

Réclamée par quelques dizaines de parlementaires europhiles, l'option d'un second référendum a été rejetée la semaine dernière par la Chambre des communes. Il n'est pas exclu qu'elle finisse par y revenir, en particulier en cas de blocage prolongé. Le chef de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, lui a récemment apporté son soutien, mais du bout des lèvres. Theresa May a, elle, toujours refusé d'envisager une nouvelle consultation des Britanniques. Ce qui signifie qu'il faudrait un report du Brexit couplé à un changement de gouvernement ou à de nouvelles élections pour qu'elle ait lieu.

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