Licences de pêche : les sanctions françaises contre le Royaume-Uni appliquées dès le 2 novembre

Licences de pêche : les sanctions françaises contre le Royaume-Uni appliquées dès le 2 novembre

BREXIT - Paris s'apprête à mettre en œuvre des mesures de rétorsion contre Londres et les îles anglo-normandes, jugeant insuffisant le nombre de licences accordées aux pêcheurs français.

"Nous ne laisserons pas la Grande-Bretagne s’essuyer les pieds sur l’accord Brexit qui a été conclu." À la sortie du Conseil des ministres ce mercredi, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a fait connaître la position ferme du gouvernement vis-à-vis du Royaume-Uni au sujet des licences de pêche. 

L'accord post-Brexit, conclu in extremis fin 2020 entre Londres et Bruxelles, prévoit que les pêcheurs européens puissent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à condition de pouvoir prouver qu'ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l'ampleur des justificatifs à fournir.

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"Nous avons entamé un travail avec les Britanniques et nous leur avons fourni l’ensemble des documents et des informations demandés pour étayer ces demandes", affirme Gabriel Attal. "Ce que nous constations aujourd’hui, c’est qu’il manque environ 50% des licences auxquelles nous avons droit. C’est une situation qui n’est pas acceptable et je le dis clairement, notre patience atteint ses limites aujourd’hui."

Contrôles douaniers et restrictions d'électricité

La France annoncera très prochainement des mesures de rétorsion, dont une partie entreront en vigueur dès mardi 2 novembre, sauf changement de la politique britannique d'ici là, a annoncé Gabriel Attal. Les premières de ces mesures s'appliqueront à compter du 2 novembre, à savoir "des contrôles douaniers et sanitaires systématiques sur les produits débarqués en France et l'interdiction de débarquement de produits de la mer", a-t-il précisé.

Une deuxième série de mesures comporte des sanctions énergétiques "ayant trait à la fourniture d’électricité sur les îles anglo-normandes".

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Une réunion entre le gouvernement et les élus locaux des régions Hauts-de-France, Normandie et Bretagne a également eu lieu ce mercredi matin "à propos des mesures qu’ils pourraient eux-mêmes prendre dans le cadre de leurs coopérations régionales", a expliqué le porte-parole. "Quand on signe un accord on doit le respecter."

Le gouvernement britannique a réagi, mercredi, par l'intermédiaire d'un porte-parole du gouvernement, cité dans un tweet du secrétaire d’État britannique chargé du Brexit, David Frost. Il affirme que "les menaces de la France sont décevantes et disproportionnées, et ne correspondent pas à qu'on pourrait attendre d'un allié et partenaire proche". Et de dénoncer l'absence de "communication officielle du gouvernement français à ce sujet"

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