Brexit : Londres assure avoir obtenu des garanties à la veille d'un vote crucial

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BREXIT - Les parlementaires britanniques vont voter, mardi, pour la deuxième fois sur le traité de retrait, après l'avoir massivement rejeté mi-janvier. "Il n'y aura pas de troisième chance", a averti le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

La première ministre britannique Theresa May a déclaré, dans la soirée du 11 mars, avoir obtenu des garanties légalement contraignantes dans le cadre de l'accord sur le Brexit, après des discussions de dernière minute à la veille d'un vote crucial à Londres. "C'est cet accord ou le Brexit pourrait ne pas se produire du tout", a immédiatement mis en garde le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.


Mardi 12 mars, les parlementaires britanniques vont voter pour la deuxième fois sur le traité de retrait, après l'avoir massivement rejeté mi-janvier. "Il n'y aura pas de troisième chance", a averti Jean-Claude Juncker. 

Un accord de la dernière chance

Le principal objectif de Theresa May était d'obtenir des garanties sur le "filet de sécurité", ou "backstop", un dispositif de dernier recours visant à éviter le retour d'une frontière physique en Irlande du Nord, afin de préserver les accords de paix de 1998 et l'intégrité du marché unique européen, mais dont les "Brexiters" ne veulent pas. Selon Jean-Claude Juncker, le Premier ministre irlandais Leo Varadkar "serait préparé à soutenir" l'approche déterminée ce lundi soir "dans l'intérêt d'un accord global".


Le chef des députés du DUP, la formation unioniste nord-irlandaise dont le soutien est essentiel pour que l'accord passe à la Chambre des Communes, a accueilli les annonces prudemment. "Nous allons certainement analyser cela avec beaucoup, beaucoup de soin", a déclaré Nigel Dodds.

Sortie prévue le 29 mars

Alors que les dirigeants européens ont refusé de rouvrir les négociations sur le texte même de l'accord de retrait, Michel Barnier, le négociateur en chef européen, avait répété être prêt à "donner une force juridique" contraignante à l'engagement maintes fois répété de tout faire pour que le "backstop" ne s'éternise pas.


Faute de garanties satisfaisantes pour les députés britanniques, Theresa May s'exposerait à une nouvelle défaite humiliante lors du vote, ce mardi. Un rejet de l'accord pourrait signifier que le Royaume-Uni quittera l'UE dans le chaos le 29 mars, après 46 ans d'une relation souvent houleuse. 

Si le texte devait effectivement être rejeté, Theresa May organisera un vote le lendemain sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord. Si cette option est refusée, ils voteront jeudi sur une proposition de report "limité" du Brexit. Mais les 27 devront donner leur accord et les dirigeants européens ont prévenu que toute demande de report devra être dûment justifiée.

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