Brexit : "No deal", "backstop"… les mots pour comprendre la crise

Brexit : "No deal", "backstop"… les mots pour comprendre la crise
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ROYAUME-UNI - Le processus de sortie de l'UE par le Royaume-Uni patine : le deuxième accord négocié entre Theresa May et l'UE a été rejeté le 13 mars par le parlement britannique. Pour vous aider à comprendre ce débat qui dure depuis de long mois, LCI vous explique le vocabulaire particulier qui a émergé outre Manche.

Nouvel échec pour Theresa May. Le 13 mars, la première ministre britannique a vu le deuxième accord qu'elle avait négocié 

avec l'Union européenne être rejeté, augmentant le risque d'une sortie de l'UE sans accord. Sur quels points portent les désaccords qui valent cette nouvelle défaite à la dirigeante conservatrice ? Pour vous aider à y voir plus clair, LCI vous propose un lexique des mots fréquemment utilisés dans le débat au Royaume-Uni et qui s'invite, à l'occasion, de ce côté-ci de la Manche.

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Brexit : l'accord expliqué en 5 mn

"No deal"

Ce terme revient quand on évoque l'éventualité d’un Brexit sans accord entre l’UE et le Royaume-Uni. Si les conséquences restent difficiles à anticiper, le gouvernement britannique a annoncé en décembre le déblocage de deux milliards de livres (2,2 milliards d'euros) pour préparer ce scénario qui effraient une partie de l’opinion publique. Quelques exemples de ce qui attendrait les citoyens dans l’hypothèse d’un no deal ? L'une des premières conséquences concerne l'itinérance, soit la faculté d'utiliser le réseau d'un opérateur de téléphonie mobile à l'étranger. Le service, actuellement gratuit pour les consommateurs au sein de l'UE, engendrerait des frais en cas de "no deal" pour les voyageurs franchissant la Manche ou la frontière irlandaise.


Dans les aéroports, le "no deal" pourrait créer un véritable chaos, au Royaume-Uni mais aussi à l'étranger. Les compagnies aériennes britanniques et européennes perdront le droit automatique d'opérer des vols entre l'UE et le Royaume-Uni, et devront réclamer une autorisation. En outre, les milliers d'entreprises qui importent ou exportent au Royaume-Uni devraient apprendre à remplir des nouvelles déclarations de douane et envisager de faire face à de nouvelles taxes. Londres a annoncé son intention de travailler avec l'industrie pour "minimiser les délais et les fardeaux supplémentaires". Enfin, le gouvernement a prévenu sa population qu'elle pourrait perdre l'accès à certains services de streaming, comme Netflix ou Spotify, une fois le pays sorti du "marché unique numérique".

"Backstop"

Il s'agit de l'une des dispositions du texte conclu entre Theresa May et l'UE. Et qui s'attire les foudres du parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP, dont le soutien est indispensable à la Première ministre pour obtenir la majorité absolue au Parlement. Concrètement, cette disposition du texte est destinée à empêcher le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord. L'objectif ? Préserver l'accord de paix sur l'île. Ce "filet de sécurité" prévoit la création d'un "territoire douanier unique" englobant l'UE et le Royaume-Uni, avec un alignement plus poussé pour l'Irlande du Nord.

"Brexiters"

C'est ainsi qu’on surnomme ceux qui estiment que l’accord conclu par Theresa May avec l’UE – et soumis cette semaine au Parlement - risquerait de garder leur pays indéfiniment rattaché à l'UE et l'empêcherait de retrouver sa liberté commerciale. L’utilisation de ce terme pour qualifier les "pro-Brexit" n’est pas nouvelle, puisqu'il a émergé dans le sillage du débat il y a trois ans. Theresa May, qui a pris les rênes du gouvernement l'été 2016, était considérée comme l'une des figure de proue du mouvement. 

"No deal Brexit rehearsal"

L'expression est apparue ces dernières heures dans la presse britannique. Les autorités ont effet commencé à faire des simulations grandeur nature pour mesurer l'ampleur d'un éventuel "no deal". Ainsi, ce lundi, un test logistique impliquant une centaine de camions était organisé dans un aéroport désaffecté du Kent (sud-est de l'Angleterre). 

Ce site pourrait être utilisé pour éviter les embouteillages à proximité des ports, que pourraient provoquer un rétablissement des contrôles douaniers en cas de "no deal".

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