Brexit : rejets en bloc au Parlement, Theresa May promet de démissionner pour sauver son accord

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ROYAUME-UNI - La Première ministre britannique a annoncé mercredi aux députés de son Parti conservateur qu'elle démissionnerait avant la prochaine étape de négociation sur le Brexit. A condition que les députés s'engagent à voter l'accord négocié en fin de semaine dernière avec l'Union européenne.

Pour pousser les députés à voter l'accord négocié la semaine dernière avec l'Union européenne, la Première ministre britannique Theresa May s'engage à démissionner avant la deuxième phase des négociations. Sans toutefois préciser la date de son départ, elle s'est dite "prête à quitter ses fonctions plus tôt qu'(elle) n'en avait l'intention afin d'accomplir ce qui est bon pour notre pays et notre parti". 

"Je demande (aux députés conservateurs) de soutenir cet accord afin que nous puissions terminer notre devoir historique : mettre en oeuvre la décision du peuple britannique et quitter l'Union européenne sans accroc et de façon ordonnée" a déclaré Theresa May.

Il y a le désir d'une nouvelle approche, d'un nouveau leadershipTheresa May

"Il y a le désir d'une nouvelle approche, d'un nouveau leadership" pour la prochaine phase des négociations du Brexit qui doit déterminer la future relation du Royaume-Uni avec l'UE, écrit Theresa May dans un communiqué de ses services. "Je n'y ferai pas obstacle", ajoute-t-elle, faisant référence au fait que certains parlementaires ont conditionné leur vote à son départ.

Lors de votes indicatifs, et en réponse aux propos de Theresa May, les députés britanniques ont voté contre les huit options destinées à trouver une solution alternative à l'accord de retrait de l'Union européenne négocié par la Première ministre (et déjà rejeté à deux reprises par le Parlement). Parmi ces scénarios, qu'ils ont eux-mêmes proposés, figuraient une sortie sans accord, une union douanière avec l'Union européenne ou encore une renonciation au Brexit dans le cas où aucun accord n'était approuvé par les députés.


Ainsi, aucune autre solution ne se semble se dégager au Parlement. Le ministre chargé du Brexit Steve Barclay a aussitôt conclu que ces votes "renforçaient" la position du gouvernement.

Les députés ont au moins entériné le report de la date du Brexit, initialement prévu le 29 mars, après l'accord donné la semaine dernière par les dirigeants européens. Les 27 ont donné le choix à Theresa May : soit l'accord de retrait est adopté et le report sera de courte durée, jusqu'au 22 mai ; soit l'accord est rejeté, et Londres aura jusqu'au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report, qui impliquerait la tenue d'élections européennes dans le pays fin mai. Sinon, ce sera une sortie sans accord.

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