Brexit : dans l'impasse, Theresa May ouvre la porte à un nouveau référendum

International
REBELOTE - La Première ministre britannique a annoncé ce mardi 21 mai une série de compromis sur le projet de loi du Brexit. Parmi eux, la possibilité d'un nouveau référendum pour sortir de l'impasse dans laquelle est acculé le Royaume-Uni.

Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? Après trois rejets de l'accord sur le Brexit négocié par Theresa May elle-même, la Première ministre britannique a annoncé ce mardi 21 mai une série de compromis pour un nouvel accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE aux députés. Dans celle-ci : la possibilité de voter pour la tenue d'un second référendum. Pour Theresa May, cet accord est "une dernière chance de trouver un moyen" de répondre à la volonté exprimée en 2016 par des Britanniques, a indiqué la cheffe du gouvernement devant la presse. 

Sortira, sortira pas ? Quand et à quelles conditions ? C'est à ces questions que Theresa May s'échine à répondre par des propositions aux députés britanniques depuis des mois. Pour les convaincre, la Première ministre affirme que le nouveau projet de loi, qui sera présenté début juin, donnera des garanties supplémentaires sur les droits des travailleurs et les protections environnementales, ce qui était aussi réclamé par l'opposition travailliste. Parmi les options également possibles, afin de les rallier à sa cause : celles d'un second référendum, donc, et d'un maintien dans une union douanière temporaire avec l'UE. La semaine dernière, la cheffe du gouvernement avait déjà annoncé qu'elle se risquerait à un nouveau vote après une rencontre avec Jeremy Corbyn, leader de l'opposition. 


Les députés se prononceront sur un projet de loi sur le Brexit qui fixera les modalités législatives du divorce, et non sur l'accord lui-même. Un tour de passe-passe qui permet à la Theresa May de remettre à l'ordre du jour par la petite porte son accord de Brexit. "Lorsque les députés voteront, ils seront confrontés à un choix très clair : voter pour concrétiser le Brexit ou se dérober à nouveau", avait-t-elle déclaré.

A plusieurs reprises, déjà, les députés britanniques ont rejeté l'accord de Brexit conclu par la dirigeante avec Bruxelles. Une situation qui l'a conduite à repousser à deux reprises la date de la sortie. Officiellement, cette date est censée intervenir le 31 octobre au plus tard. 

Outre ces changements de calendriers, ces revirements ont contraint le gouvernement à organiser en catastrophe des élections européennes qui vont se tenir ce jeudi 23 mai près de trois ans après le référendum en faveur du Brexit.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Brexit : goodbye United Kingdom

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter