Brexit : selon le vote au parlement ce samedi, quels scénarios sont encore possibles ?

International

Toute L'info sur

Brexit : goodbye United Kingdom

EUROPE - Le Parlement britannique doit décider, ce samedi 19 octobre, s'il décide de ratifier l'accord sur le Brexit rédigé jeudi 17 octobre entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Selon l'issue du vote, plusieurs scénarios sont encore possibles.

Les Britanniques sont encore loin d'avoir soldé le divorce avec l'Union européenne. L'accord trouvé jeudi 17 octobre entre Londres et Bruxelles ne signifie absolument pas que le Royaume-Uni sortira de l'UE ce 31 octobre, comme le souhaite son Premier ministre Boris Johnson. Il faudrait pour cela que les députés adoptent le texte ce samedi. Si tel n'est pas le cas, quels scénarios se présenteront devant le gouvernement britannique ? LCI fait le point.

Lire aussi

• Le Parlement britannique vote pour

Ce n'est pas l'hypothèse la plus probable, mais aucune n'est à exclure, puisque, selon les dernières projections, Boris Johnson n'est plus qu'à trois voix d'obtenir une majorité. Le Parlement britannique, qui se réunira ce samedi pour une session extraordinaire (pour la première fois depuis 1982 et la crise des Malouines, ndlr), pourrait adopter l'accord trouvé trois jours plus tôt entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Cela voudrait dire que Boris Johnson a réussi à convaincre, au choix, une partie de l'opposition ou les "hard-brexiters" de son propre camp.

Certains députés travaillistes et indépendants élus de circonscriptions ayant voté "Leave" au référendum de juin 2016 sont susceptibles de soutenir le texte pour éviter un "no deal".

S'il est approuvé à Westminster, l'accord devra encore être ratifié par le Parlement européen avant le 31 octobre, la date prévue du divorce.

• Le Parlement britannique vote contre 

Boris Johnson ne bénéficiant pas la majorité au Parlement, et les Nord-Irlandais du DUP faisant partie de sa coalition ayant déjà annoncé qu'ils ne soutiendraient pas ce texte, la tâche s'annonce compliquée pour le Premier ministre britannique. Jeremy Corbyn, chef du parti d'opposition (Labour), a également appelé à "rejeter" le texte, ce qui rend une victoire improbable ou très serrée.

Voir aussi

• Un nouveau report

Si ce samedi le Parlement britannique vote contre, Boris Johnson serait contraint de demander un report, une perspective qu'il abhorre. Mais une loi votée le mois dernier l'oblige à demander un report de trois mois du Brexit faute d'accord le 19 octobre. En revanche, un tel report requiert l'approbation unanime des 27 pays membres de l'Union européenne, qui peuvent aussi demander qu'il soit plus court ou plus long. Initialement programmé pour le 29 mars 2019, le Brexit a déjà été ajourné à deux reprises, faute d'accord du Parlement sur les formes qu'il doit revêtir. 

Les économistes redoutent un "no deal"

• Un Brexit sans accord

Cette situation surviendrait si le Parlement rejette l'accord, que les 27 refusent un nouveau report du Brexit, et que le Royaume-Uni sort quand même de l'Union européenne le 31 octobre, sans accord. Ce scénario est redouté par les milieux économiques, qui craignent une chute de la livre, des exportations, voire une récession, avec le rétablissement de droits de douanes. Pourrait aussi survenir une pénurie de produits alimentaires, d'essence et de médicaments. 

• Des élections anticipées

Des élections législatives anticipées paraissent inéluctables dans les semaines ou les mois à venir. Tous les partis s'y préparent. Mais l'opposition travailliste veut attendre qu'un report du Brexit soit entériné avant que les électeurs ne soient appelés aux urnes. Des telles élections seraient pour Boris Johnson le seul moyen de regagner la majorité absolue au Parlement.

• Pas de Brexit

Le leader travailliste Jeremy Corbyn veut redonner aux Britanniques le pouvoir de décider d'un Brexit ou non, via un second référendum. Cela serait possible si le Labour arrivait en tête d'élections législatives anticipées et organisait un référendum avec le soutien du parti europhile des LibDems (centristes) et des indépendantistes écossais. 

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter