Brexit, terrorisme, climat : les dirigeants du G7 vont-ils se mettre d'accord ?

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RÉUNION AU SOMMET - Les membres du G7 se sont retrouvés ce vendredi en Sicile pour le sommet 2017. Climat, terrorisme et Brexit, le bilan de la première journée du sommet était plutôt encourageant vendredi. Reste à savoir si Macron, Trump, Merkel et les autres réussiront à s'aligner sur une déclaration commune.

Premier sommet du G7 pour Emmanuel Macron, Theresa May, Donald Trump et Paolo Gentiloni. Les chefs d'Etat et de gouvernement français, britannique, américain et italien étaient à Taormina, en Italie, pour une première journée de rencontres et de négociations. Avec les représentants des autres pays membres, (à savoir la Chine, l'Allemagne, le Japon et le Canada), ils ont discuté des enjeux primordiaux du moment. C'est sur la question du terrorisme que les membres ont été unanimes.

Accord sans embûche sur le terrorisme

En effet, ils ont adopté une déclaration contre le terrorisme et ont appelé les acteurs de l'internet à se mobiliser davantage dans la lutte contre "les contenus terroristes". Les représentants répondaient ainsi à une demande de la Première ministre britannique Theresa May, dont le pays a été touché lundi soir par un attentat revendiqué par l'Etat islamique, suvenu à la sortie d'une salle de concerts à Manchester et fauchant la vie de 22 personnes. 


"C'est un pas en avant important. Il faut que les compagnies (de l'internet) reconnaissent leur responsabilité envers la société", a déclaré la Première ministre du Royaume-Uni lors d'une conférence de presse. Le G7 s'est également engagé à mettre en oeuvre "une approche collective" pour lutter contre le danger posé par les combattants étrangers de retour des  zones de guerre, notamment en terme de partage de renseignement.

Les Etats-Unis font barrage sur le climat

Si le souci du terrorisme a mis tout le monde d'accord, ce n'est pas le cas des enjeux climatiques. Ce vendredi, tous les membres du G7 ont exprimé leur consentement pour l'accord de Paris sur le climat... excepté Washington.  "L'administration américaine a une réflexion interne sur la question, et les autres pays en ont pris acte. Nous avons pour notre part réaffirmé notre engagement total" pour l'accord de Paris sur le climat, a affirmé le président du Conseil italien Paolo Gentiloni lors d'une courte déclaration devant la presse.


Les discussions sur la question devraient continuer samedi afin de sortir de cette impasse : les Européens vont tenter de "convaincre" le président Trump de l'importance de cet accord, a réitéré une source diplomatique française. Et vendredi soir, ces efforts semblaient commencer à porter leurs fruits. Le conseiller économique de Donald Trump, Gary Cohn, a ainsi fait savoir que "les vues (du président américain) évoluaient". "Il est venu ici pour apprendre", mais, a-t-il aussitôt averti, "sa décision finale sera fondée sur ce qu'il y a de mieux pour les Etats-Unis". 

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Emmanuel Macron tient tête à Theresa May sur les conditions du Brexit

Emmanuel Macron ne cèdera pas. Le président français a indiqué ce vendredi que "l'UE sera unie dans la négociation du Brexit" à propos du déroulement de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Ainsi, la France restera sur la position que partagent les autres pays européens, à savoir le Brexit en premier lieu puis les négociations sur les relations futures entre l'UE et le Royaume-Uni.


Ce qui va à l'encontre de ce que souhaite pourtant la Première ministre britannique. En effet, lors de la première réunion bilatérale vendredi entre les deux dirigeants en marge du G7, Theresa May a répété qu'elle souhaitait que des négociations sur un futur accord commercial entre le Royaume-Uni et l'Europe démarrent dès le début des négociations sur la sortie de son pays. Et ce, sans attendre que soient réglées les questions délicates de la facture financière du Brexit et des droits des expatriés. "Pour le Brexit, je redis clairement qu'aux termes du traité européen nous disposons de deux ans pour négocier la sortie et les relations futures avec l'UE. Et quand nous sortirons, il est important que nous sachions non seulement les termes de la sortie mais ce que sera cette relation future y compris commerciale", a-t-elle déclaré devant la presse.

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