#Bringbackourgirls : le soutien de Michelle Obama se retourne contre elle

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POLEMIQUE – La Première dame américaine  Michelle Obama a utilisé Twitter avec le hashtag #BringBackOurGirls pour attirer l'attention sur le sort de plus de 200 lycéennes enlevées à la mi-avril au Nigeria. Une initiative détournée depuis plusieurs jours par une campagne anti-drone.

Michelle Obama prise à son propre "jeu". Depuis plus d'une semaine, la First lady est en première ligne du mouvement #bringbackourgirls , cri de ralliement international sur les réseaux sociaux pour les lycéennes otages de Boko Haram au Nigeria. Un investissement personnel louable mais qui s'est retourné contre elle et son président de mari. Certains internautes ont en effet détourné le hashtag pour lancer une campagne anti-drone prônée par l'administration Obama aux quatre coins du monde.

Ironie de l'histoire

"Votre mari a tué davantage de musulmanes que Boko Haram ne pourra jamais le faire", a ainsi posté le twitto Zaid Benjamin . Une missive ponctuée d'un #WeCantBringBackOurDead, un hashtag qui grignote du terrain sur le réseau social depuis plusieurs jours. Avec, à chaque fois, une photo d'un internaute tenant entre ses mains un écriteau pour implorer la Maison Blanche de cesser ses attaques de drones dans des pays tel que le Pakistan, le Yémen ou la Somalie.

Selon le Bureau of Investigative Journalism, une organisation non gouvernementale consacrée à la production d'articles d'investigation, les drones auraient tué environ 2.400 personnes depuis cinq ans. Des engins capables du pire... comme du meilleur. Ironie de l'histoire, l'armée américaine utilise en effet depuis quelques jours des drones de surveillance pour aider aux recherches des quelque 200 lycéennes enlevées il y a un mois par le groupe islamiste.

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