Condamné à six mois de prison pour viol, Brock Turner va sortir pour bonne conduite

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LAXISME - Condamné en juin à six mois de prison pour le viol d'une étudiante semi-inconsciente, Brock Turner s'apprête déjà à recouvrer sa liberté

Brock Turner s’apprête à retrouver le cocon familial.  L’étudiant de 20 ans, condamné pour le viol d’une jeune fille de 23 ans après une soirée arrosée sur le campus de l’Université de Stanford, en Californie, sortira de prison ce vendredi. 


Condamné pour "agression avec l’intention de commettre un viol sur une personne intoxiquée" et "pénétration avec un corps étranger sur une femme inconsciente", sa condamnation à six mois de prison, dont trois fermes, (alors qu’il encourait 14 ans) avait fait scandale. Notamment après la publication dans BuzzFeed d’une longue lettre lue par la victime à l’audience, dans laquelle elle avait détaillé toute l’horreur de son agression et les séquelles qu’elle en avait gardées.

Je me sentais trop vide pour continuer à parlerGFDG

"Ce matin-là, avait-elle raconté, tout ce qu’on m’a dit c’est que j’avais été trouvée derrière une benne, potentiellement pénétrée par un inconnu, et que je devrais me faire dépister pour le VIH […] Ma soeur ne savait pas que sous mon jogging, j’avais des éraflures et des pansements sur ma peau, que mon vagin était douloureux et qu’il était d’une couleur sombre et étrange après tous ces examens, que mes sous-vêtements avaient disparu et que je me sentais trop vide pour continuer à parler".


Après seulement trois mois d’incarcération à la prison de Santa Clara, Brock Turner rentrera dans l’Ohio chez ses parents et aura cinq jours pour s’inscrire au fichier des délinquants sexuels de l’Etat. Selon le Dayton Daily News, le jeune homme devra suivre un programme pour faire soigner ses addictions à la drogue et à l’alcool. 


Les victimes de viol sur les campus dénoncent des peines "trop légères"

La libération de Brock Turner intervient après la condamnation "légère" mercredi, d’Austin James Wilkerson, un ex-étudiant de l'université du Colorado âgé de 22 ans, accusé d’avoir violé une étudiante ivre en 2014. Sa victime, qui a souhaité garder l’anonymat, dénonce dans les colonnes de The Guardian, une peine "trop légère" : deux années dans un centre de détention d'où il pourra sortir en journée pour travailler ou étudier. 


Chandler McCorkle, une autre victime de viol sur un campus s’est insurgée de cette peine : "En ne condamnant pas Austin Wilkerson à de la prison (ferme), vous avez envoyé le message clair et fort que l'Etat du Colorado ne prend pas le viol au sérieux". Son agresseur à elle,  "un jeune homme de 16 ans athlétique et séduisant", n'a été condamné qu'à cinq années de liberté surveillée, un couvre-feu et une psychothérapie.


Comme le souligne Marianne, la culture du viol sur les campus universitaire américain a poussé Barack Obama à prendre des mesures : 55 universités, parmi lesquelles Harvard ou Princeton, sont désormais sous la surveillance d’un groupe de travail. 

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