Policiers attaqués à Schaerbeek : la piste terroriste envisagée mais la perquisition n'a rien donné

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BELGIQUE - Deux policiers ont été attaqués au couteau ce mercredi matin dans la commune belge de Schaerbeek, a indiqué le parquet de Bruxelles. Blessé par balles à la jambe, l'assaillant a été interpellé.

Un homme armé d'un couteau a agressé deux policiers ce mercredi matin en pleine rue dans la commune bruxelloise de Schaerbeek, en Belgique. L'un a été blessé au cou et l'autre au niveau de l'abdomen. Leurs jours ne sont pas en danger. La justice belge dispose "d'éléments pour croire" que l'homme a agi dans le cadre d'une "attaque terroriste", a indiqué le parquet fédéral belge, sans donner plus de détails.


D'autres policiers en patrouille ont maîtrisé l'individu en lui tirant dans la jambe. Durant son interpellation, l'agresseur a blessé un autre officier de police et lui a cassé le nez, indique la presse belge. Le parquet fédéral s'est saisi de l'enquête. L'agression s'est produite en fin de matinée sur une grande artère de la commune populaire de Schaerbeek.

L'auteur de la double agression est Hicham D., né le 26 avril 1973, de nationalité belge, indique le parquet fédéral dans un communiqué. "Le juge d'instruction, spécialisé en matière de terrorisme, décidera ultérieurement de son maintien en détention éventuel", conclut le parquet. Selon la RTBF, il s'agirait d'un ancien militaire belge qui a servi jusqu'en 2009, connu de la Justice, cité dans de vieux dossiers de terrorisme et de filière djihadiste. Une perquisition au domicile  a été effectuée, aucune arme ni explosif n’a été trouvé. 


Le 6 août, deux policières avaient été blessées à la machette à Charleroi (sud) par un homme criant "Allah Akbar" qui avait été abattu par les forces de l'ordre, dans un contexte de menace terroriste persistante en Belgique comme dans les pays voisins. Le 7 septembre c'est à Molenbeek, commune bruxelloise considérée comme un foyer de l'islamisme radical, que deux policiers avaient reçu des coups de couteau sans toutefois être blessés, grâce au port d'un gilet pare-balles.

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