"C'est celui qui le dit qui l'est" : quand Vladimir Poutine se moque de Joe Biden

"C'est celui qui le dit qui l'est" : quand Vladimir Poutine se moque de Joe Biden

CONFLIT - Qualifié de "tueur" par son homologue américain, Vladimir Poutine a joué la carte de l'ironie ce jeudi, renvoyant le compliment à Joe Biden. Preuve des tensions exacerbées entre les deux camps, Moscou a rappelé son ambassadeur à Washington.

L'accalmie entre Moscou et Washington aura été de courte durée. Deux mois après la prise de fonction de Joe Biden et les promesses d'une relation apaisée, les relations se sont brusquement dégradées mercredi. En cause : la réponse par l'affirmative du président américain à un journaliste lui demandant si le maître du Kremlin était "un tueur". Une accusation qui a donné lieu à une réponse pour le moins surprenante du principal intéressé, ce jeudi.

"C'est celui qui le dit qui l'est", a en effet lâché le président russe, lors de propos retransmis à la télévision. "Nous défendrons nos propres intérêts et nous travaillerons avec eux aux conditions qui seront avantageuses pour nous", a-t-il ajouté. 

"Vous verrez bientôt le prix qu'il va payer"

La guerre des mots a débuté dans une interview, accordée parJoe Biden et dans laquelle le démocrate n'a pas retenu ses coups. Il dit vouloir faire "payer" au président russe l'ingérence dans les élections américaines de 2016 et 2020. Moscou a toujours démenti ces accusations. Vladimir Poutine "en paiera les conséquences", a prévenu Joe Biden, avant de répéter, après une relance : "Vous verrez bientôt le prix qu'il va payer".

Sans surprise, Moscou n'a guère apprécié, évoquant dans la foulée le risque d'un "effondrement" des relations. "Les propos du président américain sont très mauvais, il ne veut clairement pas améliorer les relations avec notre pays, et c'est de ce principe que nous allons désormais partir", a lâché le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Moscou a dès mercredi annoncé rappeler son ambassadeur de Washington, qui partira samedi pour des consultations "sur les moyens de corriger la relation russo-américaine", selon son ambassade. 

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Le département d'État américain a lui assuré qu'il ne prévoyait pas de rappeler son propre représentant à Moscou. Pour autant, la querelle entre les deux hommes ne devrait pas être sans conséquences. Notamment au sujet de la coopération sur des dossiers d'intérêt commun. L'exemple le plus marquant a encore été cité par Joe Biden mercredi, à savoir le prolongement en début d'année du traité de limitation des arsenaux nucléaires New Start. D'autres sujets sur lesquels Russes et Américains tablaient sur des compromis pragmatiques sont le nucléaire iranien ou encore la crise climatique, selon Moscou.

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