Californie : "Yes means yes", la loi pour lutter contre les viols à l'université

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ETATS-UNIS - La Californie a promulgué une loi nécessitant la formulation explicite du consentement sexuel sur les campus universitaires. Objectif : protéger les jeunes femmes du viol, notamment si elles sont sous l'influence de drogues ou d'alcool.

"Oui, c’est oui". C’est le surnom dont a hérité une nouvelle loi signée dimanche soir par Jerry Brown, le gouverneur de Californie. Un texte d’un genre nouveau, puisqu’il va obliger les partenaires sexuels a donné "leur accord explicite, conscient et volontaire" avant toute relation sexuelle. Une première aux Etats-Unis.

Dans le détail, "l'accord explicite ne peut être donné par quelqu'un d'endormi, d'inconscient", ou s'il ou si elle est "sous l'influence de drogues, d'alcool ou de médicaments", stipule le texte de loi 967 sur les agressions sexuelles sur les campus.

"Seule une portion des agresseurs punie"

Des lieux où les viols se sont multipliés ces derniers temps, poussant Barack Obama en personne à s’emparer du sujet. Le président américain avait d’ailleurs lancé début septembre une campagne de sensibilisation pour interdire la "tolérance silencieuse" sur les campus universitaires, soulignant au passage qu'une femme sur 5 est agressée sexuellement pendant ses années universitaires aux Etats-Unis. "Sur l'ensemble de ces agressions, seules 12% sont déclarées. Et parmi celles-ci, seule une portion des agresseurs est punie", avait-il ajouté.

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Une situation que Emma Sulkowicz, une étudiante en art de l'Université de Columbia américaine, a contribué à mettre en lumière. Elle en a d’ailleurs fait le sujet de sa thèse, "Carry that weight", n’hésitant pas à se promener partout depuis le début de l'année scolaire avec le matelas sur lequel elle a été violée dans son dortoir.

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