Candidats atypiques aux Midterms (5/5) : Christine Hallquist, première transgenre à être élue gouverneure ?

Candidats atypiques aux Midterms (5/5) : Christine Hallquist, première transgenre à être élue gouverneure ?
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Midterms, un succès pour Donald Trump ?

MIDTERMS - Christine Hallquist a remporté en septembre la primaire démocrate pour le poste de gouverneur du Vermont. Elle deviendrait, en cas de victoire le 6 novembre, la première femme transgenre élue gouverneure aux Etats-Unis.

Ingénieure, militante de la cause environnementale, patronne et mère de trois enfants… Christine Hallquist a plus d'une corde à son arc. Un CV étoffé qu'elle n'hésite pas à mettre en avant ces jours-ci sur les routes du Vermont, où elle fait campagne pour les Midterms. Sous l'étiquette démocrate. Ce n'est pourtant pas sa carrière qui revient le plus souvent dans les discussions, mais son identité sexuelle : si elle est élue, Christine Hallquist serait en effet la première femme transgenre gouverneure d'un Etat américain.

Jusqu'en 2015, Christine Hallquist répondait en effet au prénom de Dave, père de trois enfants et mari de Pat. Aujourd'hui, elle s'appelle Christine, vit toujours avec Pat. "Depuis que j'ai six ou sept ans, je sais que c'est une partie de moi", expliquait-elle début 2018 à la station locale de la chaîne publique PBS. "Et j'ai compris qu'il fallait que je le cache et je l'ai plutôt bien fait". "Jusqu'à ce que j'ai 44 ans, je ne savais pas ce que c'était que transgenre." Aujourd'hui, "il y a certaines parties de Dave qui sont toujours là, mais d'autres étaient simplement une invention. Je ne crois pas que j'aurais pu devenir PDG d'une entreprise de services aux collectivités si je n'avais pas fait semblant d'être un homme."

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"On ne peut pas considérer la démocratie comme acquise"

Depuis presque trois ans, Christine Hallquist ne se cache plus et, mis à part quelques menaces sur les réseaux sociaux, elle rencontre plus de soutien que de rejet. Son engagement en politique ? L'occasion de parler de ses deux sujets fétiches, le changement climatique et les énergies renouvelables. Mais aussi combattre les idées de Donald Trump : après son élection, le milliardaire a affiché son intention de revenir sur les droits de la communauté transgenre. Au même moment, Christine Hallquist a vu des militants d'extrême droite et des croix gammées apparaître dans le Vermont. Pour cette femme de 62 ans, le choc est immense, le Vermont étant l'un des Etats les plus progressistes du pays. "On ne peut pas considérer la démocratie comme acquise", dit-elle, en jugeant Donald Trump responsable du côté sombre de l'Amérique. "Nous avons un tyran, qui fait tout ce que ferait un autocrate dans une République bananière".

Les chances de Christine Hallquist sont difficiles à évaluer: les sondages sont rares dans cet Etat, où le mandat de gouverneur est limité à deux ans et où aucun gouverneur sortant n'a été battu depuis 1962. Une enquête réalisée par le parti démocrate en octobre lui accordait 42% des intentions de vote, contre 50% à son rival républicain Phil Scott.  Et si Phil Scott est aux commandes depuis deux ans à peine, beaucoup d'électeurs sont prêts à lui accorder davantage de temps pour faire ses preuves. Seulement voilà : Donald Trump est très impopulaire dans le Vermont. Et même si le gouverneur sortant est éloigné de ses positions, Christine Hallquist et son équipe espèrent que démocrates et indépendants se rendront massivement aux urnes pour manifester leur mécontentement.

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