Canonisations : quatre papes, Valls et un million de pèlerins à Rome ce dimanche

Canonisations : quatre papes, Valls et un million de pèlerins à Rome ce dimanche

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VATICAN - Rome accueille dimanche des centaines de milliers de pèlerins et des dizaines de délégations officielles pour "l'événement planétaire" que constitue la canonisation des papes Jean XXIII et Jean Paul II.

L'événement planétaire sera suivi par deux milliards de téléspectateurs à travers le monde. Rome se prépare à vivre une journée historique ce dimanche, à l'occasion des canonisations de Jean XXIII et de Jean-Paul II. La ville éternelle accueille, pour l'occasion, des centaines de milliers de visiteurs. Selon les autorités, pas moins de "61 délégations représentant 54 pays, 19 chefs d'Etat, 24 chefs de gouvernement, 23 ministres" et entre 800.000 et un million de pèlerins" ont en effet afflué vers Rome pour les rites de la canonisation, qui élèvera les deux anciens papes au range de saints.

Transports, sécurité, communication... tous les services sont sur les dents. Des transports sont renforcés avec des bus supplémentaires, tandis que les deux lignes de métro circuleront sans interruption. Dix-neuf écrans géants sont disposés en divers endroits de la capitale, où il sera possible de suivre les cérémonies en plusieurs langues, dont l'italien, le polonais, l'espagnol, le français ou l'arabe. Côté sécurité, plus de 2.400 agents de la police nationale sont venus en renfort des quelque 2.000 membres de la police municipale déployés.

Benoît XVI invité prestige

"C'est un événement comme Rome n'en a jamais vécu dans son histoire, la canonisation de deux papes en présence de deux papes vivants", s'était félicité mercredi Mgr Liberio Andreatta, chef de l'agence vaticane d'organisation des pèlerinage (ORP). Par cette petite phrase, l'homme d’église avait vendu la mèche sur le secret le mieux gardé du Saint-Siège : le pape émérite Benoît XVI assistera bien, aux côtés de son successeur François, à la cérémonie. Rien de surprenant, en fin de compte, quand on sait que l'ancien souverain pontife fut un des plus proches collaborateurs de Jean-Paul II pendant vingt-quatre ans au Vatican. C'est aussi lui qui, une fois élu pape, avait avancé le procès de sa béatification.

D'autres invités sont plus critiqués. La venue de Manuel Valls, qui représente la France, a en effet été pointée du doigt par une partie de la classe politique, qui y voit une grave entorse au sacro-saint principe de laïcité de la République. A l'instar de Jean-Luc Mélenchon, qui a répété jeudi que la visite du Premier ministre n'était pas "une bonne idée". Une affaire qui n’est pas sans rappeler la béatification du pape polonais, en 2011. Cette fois, c'était la droite qui étai t sous le feu des critiques de la gauche, qui avait alors vertement critiqué la présence de François Fillon, chef du gouvernement de l'époque, la jugeant même "choquante". Ironie du sort, ce dernier est également présent, comme Bernadette Chirac, à titre privé dimanche à Rome.

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