Carlos Ghosn : vers une nouvelle inculpation au Japon

International
AFFAIRE - L'ex-patron de Renault et Nissan, en garde à vue au Japon, va être à nouveau inculpé lundi pour abus de confiance, selon des médias locaux.

Il était déjà sous le coup de trois inculpations pour avoir minoré des déclarations de revenus et pour abus de confiance aggravé lié à une tentative de faire couvrir des pertes financières personnelles par Nissan. Carlos Ghosn, va être de nouveau inculpé lundi pour abus de confiance, ont affirmé des médias locaux japonais. Arrêté la première fois à Tokyo le 19 novembre, l'ex-patron de Renault et Nissan, avait été libéré sous caution le 6 mars, avant d'être interpellé de nouveau moins d'un mois plus tard sur de nouveaux soupçons.

De nouvelles accusations liées à son fils

Carlos Ghosn est soupçonné d'avoir utilisé une ou plusieurs entreprises "coquilles vides" pour faire passer des fonds émanant de Nissan vers une société d'investissement détenue par son fils Anthony, selon les détails donnés par la chaîne publique NHK, citant une source proche de l'enquête. L'agence de presse Kyodo a également indiqué que M. Ghosn serait de nouveau inculpé lundi par le bureau des procureurs de Tokyo pour ces nouveaux soupçons de détournement de fonds.

En vidéo

VIDÉO - Affaire Ghosn : son entourage organise la riposte

Vers une nouvelle période de détention provisoire

Cette fois-ci, les enquêteurs requièrent la coopération des autorités américaines dans le but d'entendre le fils de M. Ghosn, ajoute la NHK. L'ex-patron et sa famille nient toute malversation et dénoncent un complot ourdi par Nissan, alors qu'il préparait la fusion du groupe japonais avec son partenaire français Renault, une évolution de l'alliance déplaisant à la partie japonaise.


L'avocat de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, a déposé plusieurs recours depuis la ré-arrestation de son client mais les juges les ont rejetés, autorisant son maintien en garde à vue jusqu'à lundi. S'il est effectivement inculpé, il devrait être placé en détention provisoire et pourra à nouveau demander une nouvelle libération sous caution.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter