Casey, un léopard de mer en captivité, a dû être euthanasié

Casey, un léopard de mer en captivité, a dû être euthanasié

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ANIMAUX - Le seul léopard de mer en captivité a dû être euthanasié, jeudi, a annoncé le zoo australien de Sydney qui l'avait recueilli puis soigné en 2007.

Il était unique en son genre, mais il n'est plus. Casey, le seul léopard de mer vivant en captivité au monde, a été euthanasié jeudi dans le parc animalier de Taronga, à Sydney. Cette fois, l'équipe du zoo australien avait de bonnes raisons de pratiquer cet acte parfois controversé  : l'animal, recueilli en 2007 dans les eaux chaudes de la mer de Tasmanie alors qu'il était blessé par une morsure de requin, refusait de s'alimenter depuis le début de l'année. Son état de santé allait en s'empirant, selon le zoo, qui a donc décidé de mettre fin à ses souffrances.

"Nous sommes très attristés par la mort de Casey, le léopard de mer", a indiqué le zoo dans un communiqué. D'autant plus qu'il n'y a "aucun autre léopard de mer en captivité dans le monde", a-t-il rappelé. Soigné et nourri, il était devenu l'un des résidents les plus appréciés du zoo de Taronga. Il n'avait pas été relâché en Antarctique de crainte qu'il n'y apporte des maladies.

500.000 léopards de mer en liberté

Le léopard de mer est un redoutable prédateur qui se nourrit principalement de manchots (il peut en avaler jusqu'à 20 par jour) qu'il chasse aisément grâce à son impressionnante mâchoire. Robuste, pouvant atteindre les 600 kilos à l'âge adulte pour les femelles et seulement 450 kilos pour les mâles (un cas rare dans le règne animal), il ne connaît d'autre ennemi que l'orque dans son habitat naturel, les eaux glaciales de l'Antarctique.

Son nom, qui évoque la grâce et la beauté du félin des forêts tropicales, il le doit aux petites taches sombres qui couvrent son corps et à sa tête allongée, presque reptilienne. Sans compter cette mâchoire terrifiante sertie de dents acérées. On pourra s'émouvoir de la disparition de Casey, mais on se réconfortera en se disant qu'il reste, selon l'Institut-Polaire français Paul-Emile Victor , quelque 500.000 de ses congénères, en totale liberté.

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