Catalogne : routes et voies ferrés bloquées par des indépendantistes, un TGV doit faire demi-tour

MANIFESTATIONS - La Catalogne est au ralenti ce mercredi. Des grévistes indépendantistes ont bloqué des routes et des stations ferroviaires, un TGV en direction de la France a même dû faire demi tour.

Journée tendue en Catalogne. Un mouvement de grève à l'appel de formations indépendantistes catalanes a provoqué mercredi d'importants bouchons sur des routes de la région. À Barcelone, des rues ont été bloquées et  les transports en commun fonctionnaient au ralenti. Les routes de la région ont été coupées, en début de matinée, à une cinquantaine d'endroits. Un TGV vers la France a dû faire demi-tour mercredi matin, et à Gérone, des séparatistes ont bloqué des voies ferrées.


Des groupes de manifestants ont bloqué les principales autoroutes de la région, brandissant des pancartes réclamant "la

liberté pour les prisonniers politiques". Des échauffourées avec la police étaient signalées sur les réseaux sociaux, et des scènes de tension ont opposé conducteurs et grévistes sur certaines routes.

La Cour constitutionnelle a déclaré "nulle " l'indépendance de la Catalogne

Cet appel à la grève a été lancé par le syndicat indépendantiste CSC avec le soutien des organisations Asamblea Nacional Catalana (ANC) et Omnium Cultural dont les dirigeants ont été incarcérés le mois dernier pour sédition, avec huit membres du gouvernement catalan. Ils attendent leur procès pour avoir organisé un référendum sur l'indépendance de la Catalogne que la Cour constitutionnelle avait déclaré illégal. 


Dans ce contexte tendu, la Cour constitutionnelle espagnole a  déclaré "nulle et inconstitutionnelle" la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne adoptée le 27 octobre par le parlement régional. Le président catalan destitué Carles Puigdemont, est, lui, toujours installé à Bruxelles. Le dirigeant indépendantiste, poursuivi par la justice espagnole pour rébellion et sédition, a fui en Belgique, avec quatre membres de son gouvernement. La justice belge examine un mandat d'arrêt européen à la demande de l'Espagne.

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Aujourd'hui, des millions de Catalans subissent un chantageAlbert RIvera, chef de file du parti Ciudadanos, principal mouvement d'opposition aux séparatistes

La plupart des commerces restaient cependant ouverts en Catalogne, selon des journalistes présents sur place. Les deux principaux syndicats espagnols, CCOO et UGT, ne soutenaient pas le mouvement, qui semblait moins suivi que la dernière grève générale dans la région, le 3 octobre, selon des journalistes de l'AFP. La participation à la grève était "infime", a affirmé une source de la préfecture à l'AFP.


"Aujourd'hui, des millions de Catalans subissent un chantage", a lancé Albert Rivera, chef de file du parti Ciudadanos, principal mouvement d'opposition aux séparatistes, devant les députés à Madrid. Pour sa part, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a martelé que la crise faisait peser un risque d'"appauvrissement" de la région.

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Indépendance de la Catalogne : la crise sans fin avec Madrid

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