Nouvelle manifestation indépendantiste samedi soir à Barcelone

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BARCELONE - Pour la sixième journée consécutive, les indépendantistes catalans sont dans la rue à Barcelone. Ils dénoncent notamment les violences policières survenues depuis le début des rassemblements.

Des milliers d'indépendantistes manifestaient dans une ambiance tendue samedi soir à Barcelone, qui craignait de nouvelles violences au lendemain d'affrontements ayant fait plus de 180 blessés dans la région, tandis qu'aucune issue politique ne semblait en vue. 

"Nous sommes des gens de paix", criaient les manifestants rassemblés de nouveau sur la place épicentre des violences de la veille, à l'appel de la gauche radicale indépendantiste et d'autres collectifs pour dénoncer la "répression" des forces de l'ordre. "Les forces d'occupation dehors", scandait la foule, en référence à la police encerclant la zone avec de nombreux agents et fourgons. "Pour moi (les heurts avec la police), ce n'est pas de la violence, c'est de l'auto-défense, je suis descendu dans les rues tous les jours depuis lundi", a expliqué à nos confrères de l'AFP sous couvert d'anonymat un jeune de 20 ans se présentant comme "antifasciste".

Présent sur place, le journaliste Remy Buisine, a assisté à une opération de sit-in des manifestants, téléphones allumés à la main, face aux forces de l'ordre.

600 blessés en cinq jours de violences

Après cinq jours de violences, qui ont fait au total près de 600 blessés dans la région, Barcelone redoutait de revivre le chaos des nuits précédentes, marquées par des scènes de guérilla urbaine et de durs affrontements entre agents anti-émeutes et radicaux au visage masqué lançant pierres, objets métalliques et élevant des barricades enflammées avec du mobilier urbain. La police a utilisé balles de caoutchouc, gaz lacrymogènes et un canon à eau pour les disperser. 

"J'appelle à ce que cette manifestation se déroule de manière civique, pacifique", a déclaré le responsable régional de l'Intérieur, l'indépendantiste Miquel Buch. A moins d'un mois des élections législatives du 10 novembre, ces violences mettent sous pression le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, qui a dépêché son ministre de l'Intérieur à Barcelone et est vivement critiqué par l'opposition de droite.

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