Catastrophe de Fukushima : trois anciens responsables de l'opérateur de la centrale acquittés

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CATASTROPHE NUCLÉAIRE - Trois anciens dirigeants de Tepco, entreprise gérant la centrale nucléaire de Fukushima (Japon), ont été acquittés jeudi 19 septembre au terme d'un procès au pénal où cinq ans de prison ferme étaient requis contre eux. C'était la première fois que des individus étaient jugés dans cette affaire.

L'acquittement a été prononcé jeudi 19 septembre pour trois anciens dirigeants de Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima. Tsunehisa Katsumata, ancien président du conseil d'administration du groupe japonais, Sakae Muto et Ichiro Takekuro, anciens vice-PDG, étaient jugés au pénal pour négligence ayant entraîné la mort. Le juge a rendu son verdict au tout début de l'audience, considérant que ces derniers étaient "tous  innocents". Cinq ans d'emprisonnement étaient requis contre les prévenus, sur le fondement de 44 décès de patients à l'hôpital de Futaba, situé à quelques kilomètres de la centrale, pendant l'évacuation d'urgence orchestrée après le tsunami.

"Le système juridique du Japon a encore une fois échoué à défendre les droits de dizaines de milliers de citoyens touchés par le désastre nucléaire de Fukushima Daiichi en 2011", a réagi l'ONG Greenpeace dans un communiqué. Selon les plaignants, les prévenus disposaient avant le drame d'informations concernant un risque de tsunami pouvant endommager la centrale nucléaire.

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C'est la première fois que des personnes physiques étaient jugées au pénal dans ce lourd dossier. L'entreprise Tepco, elle, a déjà été reconnue responsable de l'accident nucléaire et condamnée notamment en septembre 2017 à une amende symbolique par un tribunal local. Le groupe indemnise également les victimes de l'accident depuis plusieurs années. 

Si le tsunami a lui-même causé la mort de 18.500 personnes, la catastrophe survenue le 11 mars 2011 à la centrale de Fukushima est indirectement responsable de plusieurs milliers de décès, reconnus par les autorités japonaises comme dues à la dégradation des conditions de vie des personnes évacuées. 

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