Cédric de Pierrepont, tué en libérant deux otages français au Burkina Faso : "On se dit que ça ne peut pas leur arriver"

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PORTRAIT - Cedric de Pierrepont est l'un des deux militaires tués vendredi 10 mai en sauvant deux otages français au Burkina Faso. Originaire du Morbihan, ses proches le décrivent comme "motivé" et "humble". Le soldat, décédé à 33 ans, s'était engagé dans l'armée alors qu'il était à peine majeur.

Motivé, humble, modeste, sportif... Les adjectifs sont nombreux pour décrire Cédric de Pierrepont. Soldat d’élite du prestigieux commando Hubert, cet officier est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi après avoir libéré deux otages français. Engagé peu après 18 ans dans les rangs de l’armée, l'homme de 33 ans est salué par ses proches pour son héroïsme. Il était engagé depuis le 30 mars dans la région du Sahel.

"C'était le conjoint parfait"

Enfant de la Bretagne, il était originaire de Lanester, dans le Morbihan. Dès ses 18 ans, Cédric de Pierrepont avait fait le choix de servir la France en intégrant les rangs de l'armée. C'est donc pas moins de quinze années de sa vie qu'il a donné au service de la marine, comme fusilier marin. Le maître principal Gilles, instituteur à l’école des fusiliers marins de Lorient, l'avait formé au combat. Au micro de TF1, il a confié avoir eu un élève hors pair, qui faisait montre d'une "très grande motivation" pour sa carrière. "?Nous sommes fiers de leur parcours et de leur héroïsme", a-t-il ajouté. Une énergie qui a permis à l'homme de devenir chef de groupe dans le prestigieux commando Hubert l'an dernier. Comme son compagne d'armes, cet officier à la carrière brillante était donc affecté à la base militaire de Saint-Mandrier-sur-Mer, dans le Var. Un lieu ou l'entraînement est particulièrement "rigoureux" selon Lucien Deloof, un militaire retraité. Au micro de TF1, il décrivait une équipe qui était "plus que l’élite".

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"Il est mort pour ce qu'il aimait faire" : le témoignage très émouvant de la compagne d'un des deux soldats tués au Burkina Faso

C'est donc une équipe entière que laisse Cédric de Pierrepont derrière lui. Mais aussi une compagne qui a appris sa mort alors qu'elle était au travail. A notre micro, Florence Charton est bouleversée. Alors qu'elle admet connaître les "risques" qui pesaient sur la vie de celui avec qui elle était pacsée, elle se dit cependant meurtrie. "Ils sont tellement entraînés qu’on se dit que ça ne peut pas leur arriver. On ne se dit jamais que ça peut arriver au nôtre." La jeune femme dépeint un grand sportif "fier" de son travail mais aussi un "conjoint parfait". "Il était très humble, trop modeste", explique-t-elle, serrée au bras de son père. Pour elle, c'est un homme qui "aimait la vie". 

Décoré de la Légion d'honneur à titre posthume

Au cours de ses quinze années de carrière, le militaire avait notamment été décoré de la médaille d'or de la défense nationale. Une décoration à laquelle s'ajoutera, ce mardi, la Légion d'honneur qu'il recevra à titre posthume lors d'un hommage aux Invalides. Une célébration officielle avant ses obsèques mercredi après-midi. Selon Ouest-France, elles auront lieu à l'église de Larmor-Plage, dans le Morbihan.

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