Centrafrique : deux membres d'une ONG dont une Française enlevés à Bangui

International
PRISE D'OTAGE - Une Française membre d'une ONG a été enlevée ce lundi matin à Bangui, en République Centrafricaine. Les "anti-balakas", milices chrétiennes, sont soupçonnées d'être les auteurs de ce kidnapping.

La France de nouveau victime d'une prise d'otage. Claudia P., membre d'une ONG âgée de 67 ans, a été enlevée ce lundi matin à Bangui, capitale de la République centrafricaine, a annoncé RTL . La radio précise que des "anti-balakas", membres de milices chrétiennes, sont soupçonnés d'être les auteurs de ce kidnapping. Ils réclameraient la libération d'Andjilo, un de leurs chefs arrêté dimanche .

Négociations en cours

Joint par metronews peu après 17 heures, le ministère des Affaires étrangères n'a d'abord souhaité faire aucun commentaire sur ce dossier, pour des raisons de sécurité. A 20h02, le quai d'Orsay envoyait finalement un communiqué pour confirmer l'information. "Une Française âgée de 67 ans a été enlevée ce jour à Bangui. Elle effectuait en République centrafricaine une mission humanitaire, financée par une association apportant son soutien à des villages de RCA en matière de santé et d’éducation", peut-on y lire.

"Notre ambassade à Bangui est en contact permanent avec l’archevêché de la capitale centrafricaine qui a entamé des discussions avec les ravisseurs", fait en outre savoir le quai d'Orsay, ajoutant que "la France déplore cet acte contraire au droit humanitaire et appelle les responsables à libérer au plus tôt notre compatriote". 

Un deuxième otage centrafricain

Sur Twitter, Peter Bouckaert, membre de l'ONG Human Rights Watch qui travaille en Centrafrique, avait relayé très tôt cet enlèvement. Ainsi, dès midi, il postait ce message : "A 8 heures ce matin, les anti-balakas ont enlevé une religieuse dans le 4e arrondissement", dans le nord de Bangui. Trois heures plus tard, l'humanitaire précisait que la victime travaillait pour l'ONG Caritas et révélait qu'un prêtre Centrafricain avait également été kidnappé par les anti-balakas.

A 21h30 ce lundi, on apprenait que cette Française et l’employé centrafricain enlevé en même temps qu’elle, font partie de l’ONG médicale catholique CODIS (Coordination Diocésaine de la Santé). Ils circulaient à bord d’un 4x4, qui transportait des médicaments, lorsqu’ils ont été braqués par un groupe de quatre hommes armés de Kalachnikov lundi matin  à Bangui.

“Nous étions trois à bord de notre véhicule en provenance de Damara (70 km au nord de Bangui) où nous étions en mission. Nous avons été arrêtés par un groupe de quatre (miliciens chrétiens) anti-balaka armés de Kalachnikov sortis devant nous sur la route en pleine ville”, a raconté Frère Elkana Ndawatcha, un religieux qui conduisait le véhicule. “Moi, j’ai été relâché après être dépouillé de tout ce que j’avais sur moi dont mon téléphone portable, mes documents bancaires et de l’argent. L’un des ravisseurs a pris ma place au volant pour partir avec le véhicule et mes deux collègues en profondeur du quartier Boy-Rabe”, quartier du nord-est de Bangui où les anti-balaka sont puissants, a poursuivi le religieux.

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