Investiture de Joe Biden : le FBI craint une menace venant de la Garde nationale

Investiture de Joe Biden : le FBI craint une menace venant de la Garde nationale

ÉTATS-UNIS - Le ministre des Armées, Ryan McCarthy, a déclaré dimanche que les services de sécurité se préparaient à l'éventualité d'une attaque menée par un assaillant qui serait membre de la Garde nationale.

À l’avant-veille de la cérémonie d’investiture, un climat d’inquiétude plane toujours sur Washington. Depuis l’insurrection du 6 janvier au Capitole, la capitale américaine a pris des allures de camp retranché avec ses blocs de béton et ses fils barbelés. Le FBI a même passé au crible le pedigree des 25.000 soldats de la Garde nationale mobilisés pour assurer la sécurité du nouveau président et des autres personnalités qui seront présentes à l’évènement le mercredi 20 janvier. 

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Le ministre américain des Armées, Ryan McCarthy, a déclaré dimanche auprès de l’agence de presse AP que les responsables de la Défense américaine étaient conscients de la menace potentielle, exhortant les commandants à la plus grande vigilance. "Nous suivons continuellement le processus et examinons deux fois, trois fois toutes les personnes affectées à cette opération", a-t-il affirmé, ajoutant qu'à ce stade aucune preuve directe de menaces n'a été identifiée.

Les membres de la Garde nationale ont tous reçu une formation sur la manière d’identifier les menaces internes potentielles. "La question est : est-ce qu’ils sont tous là ?", s'inquiète le chef des armées. Un contrôle dont se charge habituellement l'armée, et non le FBI. "Nous devons mettre en place tous les mécanismes possibles pour contrôler minutieusement ces hommes et ces femmes qui soutiendraient toute opération comme celle-ci", explique-t-il pour justifier l'invention inédite de l'agence fédérale. 

Un note interne du FBI confirme la menace

Concrètement, le nom de chaque militaire a été entré dans une base de données ainsi que sur les listes de surveillance du FBI. L'objectif, explique David Gomez, ancien superviseur de la sécurité nationale du FBI à Seattle, est d'abord de s'assurer qu'il n'a aucun lien avec le terrorisme. Ou bien encore, de vérifier qu'il n'est pas impliqué dans une enquête antérieure pouvant constituer des signaux d’alerte. 

Car la menace, elle, est bien réelle. Selon une note interne du FBI révélée le 11 janvier par le média ABC, un "groupe armé identifié" se préparerait à "prendre d’assaut" des bâtiments gouvernementaux dans les 50 États américains et dans la capitale dans les jours prochains et jusqu’à l’investiture du président démocrate. Le futur ex-président des États-Unis a déjà fait savoir qu'il ne se rendra pas à la cérémonie. Rien n'est moins sûr, en revanche, pour ce qui est de ses partisans les plus extrémistes.

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