Charlottesville : les liens du père de Donald Trump avec le Ku Klux Klan (re)font surface

Charlottesville : les liens du père de Donald Trump avec le Ku Klux Klan (re)font surface

POLÉMIQUE – Le président des Etats-Unis cherche depuis plusieurs jours la parade pour condamner les groupes suprémacistes à la manœuvre ce week-end en Virginie. L'occasion pour ses détracteurs de dénicher un article à charge contre son père, Fred Trump.

Comme un air de déjà-vu. Sous le feu des critiques ce mercredi pour avoir estimé qu'il y avait des torts "des deux côtés" à Charlottesville, Donald Trump voit une nouvelle fois son passé resurgir. Ou, plus exactement, celui de son père. Celui-ci aurait en effet été interpellé alors qu'il participait à un cortège du Ku Klux Klan, en 1927. 

C'est en tout cas ce qui ressort d'un article du New York Times, publié en mai 1927, et largement relayé depuis lundi sur Internet. Il y est précisé qu’un certain Fred Trump, résidant à l’époque au 175-24, Devonshire road dans le Queens, à New York, a été arrêté lors de violents heurts aux côtés de six autres hommes du Ku Klux Klan. Des affrontements qui avaient impliqué un millier de membres du KKK, qui se dirigaient vers le quartier Jamaica vêtus de leurs robes blanches à capuches pointues. Leur objectif ? Participer à un défilé en l’honneur des soldats des forces armées américaines morts au combat. La manifestation tournera rapidement court.

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Durant la course pour la Maison Blanche, en février 2016, le milliardaire avait déjà été épinglé par ses adversaires pour sa position à l'égard du Ku Klux Klan. Tout avait débuté en septembre 2015, quand le blog Boing Boing avait relevé l'interpellation de Fred Trump en 1927. 

Des faits contestés à l'époque par Donald Trump qui, quelques semaines plus tard, avait bénéficié du soutien de David Duke, personnalité publique d'extrême-droite et ancien chef de file du Ku Klux Klan. Pressé de condamner le Ku Klux Klan et les mouvements que soutient l'extrémiste, Donald Trump avait expliqué en février 2016 qu'il lui faudrait d'abord se "renseigner" sur ces groupes.

"Le premier président noir des Etats-Unis ne peut pas avoir et n'aura pas pour successeur quelqu'un qui incite à la haine et refuse de condamner le KKK", avait déclaré, sur son compte Twitter, son rival Bernie Sanders. Un message retweeté - fait rare- - par sa rivale Hillary Clinton.

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