Chili : quinze personnes ont été tuées depuis le début des violences

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MANIFESTATIONS - Mardi 22 octobre, le gouvernement chilien a dressé un nouveau bilan des violences qui ont éclaté ces derniers jours : quinze personnes ont été tuées.

"Nous avons un total de 15 morts dans le pays, dont 11 dans la région de Santiago, survenus lors d'incendies et de pillages principalement de centres commerciaux", a annoncé mardi 22 octobre à la presse le sous-secrétaire d'Etat à l'Intérieur Rodrigo Ubilla. Parmi les personnes tuées hors de la capitale, trois l'ont été par balle, a-t-il ajouté. 239 civils ont été blessés, ainsi qu'une cinquantaine de policiers et militaires, et 2643 personnes arrêtées. Dans la soirée du 21 octobre, l'Institut national des droits humains (INDH), un organisme public indépendant, a indiqué que parmi les blessés, 84 l'avaient été par armes à feu. 

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Pour essayer de résoudre la crise, le président chilien Sebastian Piñera, dont les mesures d'austérité sont au coeur de la contestation, doit réunir ce mardi les partis politiques. Alors que de nouvelles manifestations et des grèves étaient annoncées, le président libéral conservateur, qui jugeait l'avant-veille son pays "en guerre" a changé de ton. Ce lundi soir, dans un message à la nation, il a annoncé une réunion avec l'ensemble des forces politiques.

"Demain, je rencontrerai les présidents des partis, aussi bien du gouvernement que de l'opposition, pour explorer et j'espère avancer vers un accord social qui nous permette de nous rapprocher tous unis, avec rapidité, efficacité et responsabilité, de meilleures solutions aux problèmes qui affectent les Chiliens", a déclaré le chef de l'Etat.

Santiago en état d'urgence depuis vendredi

L'état d'urgence est en vigueur depuis vendredi soir dans la capitale. Il est également appliqué à neuf autres des 16 régions du pays. Près de 20.000 policiers et soldats sont déployés. C'est la première fois que des militaires patrouillent dans les rues depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). 

Les manifestations ont débuté vendredi pour protester contre une hausse du ticket de métro. La mesure a été suspendue par le président, mais les émeutes se sont poursuivies, nourries par la colère face aux conditions socio-économiques et aux inégalités.

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