Chine : un pâtissier français accusé d'avoir utilisé des farines périmées libéré après 9 mois de détention

Chine : un pâtissier français accusé d'avoir utilisé des farines périmées libéré après 9 mois de détention

DirectLCI
LIBÉRATION - Laurent Fortin, un pâtissier français emprisonné depuis neuf mois en Chine, a été placé en liberté conditionnelle, jeudi 4 janvier, indique l'AFP de source diplomatique. Une libération qui intervient à quelques jours d'une visite à Pékin du président Emmanuel Macron.

Il était incarcéré depuis neuf mois et demeure l'objet de poursuites judiciaires. Laurent Fortin, un pâtissier français anciennement employé de boulangeries accusées d'utiliser des farines périmées était emprisonné depuis neuf mois en Chine. Il a été placé en liberté conditionnelle ce jeudi 4 janvier, indique l'AFP de source diplomatique. Sa libération conditionnelle arrive à quatre jours de la visite d'Emmanuel Macron à Pékin, qui se déroulera le 8 janvier prochain.  


Laurent Fortin était parti en décembre 2016 à Shanghai pour travailler dans un centre de production de la petite chaîne Farine Bakery. Mais son expérience chinoise a rapidement viré à l'aigre, lorsqu'il avait été interpellé en mars dernier avec plusieurs autres employés après un contrôle des autorités de régulation locales ayant mis au jour des stocks de farine "périmée", selon la presse d'Etat chinoise.

A la suite d'un contrôle sanitaire, quatre boulangeries du groupe avaient été fermées. Après son arrestation, le média local Shanghai Daily avait rapporté que Laurent Fortin et trois de ses collègues chinois étaient inculpés par des procureurs de Shangaï pour usage de produits alimentaires périmés. Cette affaire avait déclenché un vif émoi parmi les internautes chinois qui avaient découvert le pot aux roses dans une vidéo tournée par un ex-employé de l'entreprise qui vantait précisément la qualité de ses farines pour justifier des prix de vente élevés.

Il risque entre un an et quinze ans de prison

Farine Bakery avait reconnu en mars dernier, dans un communiqué en mandarin, avoir "de toute évidence commis une erreur", expliquant s'être référé aux "dates limites de consommation optimale" mais "sans réaliser que les normes chinoises étaient plus strictes" en terme d'expiration des produits. Les "dates d'expiration" des farines incriminées allaient de juillet 2016 au 5 mars 2017, rapporte le Shanghai Daily, citant le Bureau de supervision du marché du quartier de Minhang, responsable du contrôle initial. Au final, Laurent Fortin aura passé neuf mois derrière les barreaux mais il reste visé par les poursuites judiciaires toujours en cours. Il ne peut quitter le territoire chinois, indique une source diplomatique à l'AFP. 


Durant son incarcération, la famille de Laurent Fortin avait dénoncé les conditions de détention du pâtissier, expliquant que ce dernier risquait "entre un an et quinze ans de détention" et assurait que celui-ci s'était plaint des conditions d'hygiène dans l'entreprise mais que sa direction ne l'avait pas écouté. Elle avait lancé à l'attention du Quai d'Orsay et de l'Elysée une pétition réclamant des efforts diplomatiques pour obtenir sa libération. Le ministère français des Affaires étrangères avait assuré "suivre avec la plus grande attention la situation".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter