Cisjordanie : un bébé palestinien brûlé vif dans une attaque de colons

Cisjordanie : un bébé palestinien brûlé vif dans une attaque de colons

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TERRORISME - Des colons extrémistes sont accusés d'avoir incendié une maison palestinienne près de Naplouse. Un petit de 18 mois a été brûlé vif. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé un "acte terroriste".

Un bébé palestinien d’un an et demi est mort et ses parents blessés dans la nuit de jeudi à ce vendredi lors d’un incendie de leur maison provoqué par des colons israéliens en Cisjordanie occupée, selon des services de sécurité palestiniens. Le père et la mère ont été transférés vers un hôpital israélien tandis qu’un autre enfant moins grièvement brûlé était soigné à Naplouse, a-t-on indiqué des sources palestiniennes. Quatre colons, qui avaient pénétré à Douma près de Naplouse ont mis le feu à une des maisons située à l’entrée de ce village palestinien et inscrit des slogans sur un mur avant de s’enfuir en direction d’une colonie voisine, a-t-on ajouté de mêmes sources.

Dans le village de Douma où le bébé est mort, des centaines de personnes ont participé, vendredi, à ses funérailles, parmi lesquelles le premier ministre palestinien, Rami Hamdallah. Ce dernier a exhorté "la communauté internationale à agir" alors que "chaque jour, les droits des Palestiniens sont violés en Cisjordanie et que des martyrs tombent".

"Un acte barbare de terrorisme"

Le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon, a, quant à lui, réagi dans un communiqué. "Le meurtre du bébé palestinien est un acte terroriste (…) nous ne permettrons pas à des terroristes de porter atteinte à la vie de Palestiniens." Un porte-parole militaire a précisé que des graffitis en hébreu avaient été retrouvés sur les murs de la maison et que l’armée "opérait dans le secteur de l’incendie pour localiser les auteurs de l’attaque". "Cette attaque contre des civils n’est rien d’autre qu’un acte barbare de terrorisme", a ajouté le lieutenant colonel Peter Lerner, porte-parole de l’armée.

Depuis des années, des activistes d’extrême droite ou des colons se livrent en Israël et dans les Territoires palestiniens, sous le label du "prix à payer", à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens et des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même des soldats israéliens.

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