Climat, nucléaire iranien, commerce : ces sujets qui fâchent entre Macron et Trump

ACCORDS ET DÉSACCORDS - Le président français entame ce lundi une visite d'Etat aux États-Unis. Il sera accueilli avec prestige par son homologue américain. Avec lui pourtant, de nombreux points de friction existent.

Dès ce lundi et pour trois jours, Emmanuel Macron débute sa visite d'état aux Etats-Unis. Les deux hommes s'apprécient. Et entretiennent même une relation privilégiée depuis la visite de Donald Trump à Paris. Mais trois sujets de désaccord persistent entre les deux hommes. Du climat à l'Iran en passant par le libre-échange. LCI fait le point.

Climat : Macron veut une reconsidération

Il va essayer de le faire revenir sur sa décision. Le 1 er juin 2017, les USA sont sortis des accords de Paris car le président américain les jugent défavorables à son pays. Le chef de l'état français lui rétorque alors" Make our planet great again" à la place de "Make America great again", détournant ainsi le slogan de campagne de l'homme d'affaires.


"Je suis désolé de le dire, cela ne marche pas comme cela, donc désolé, mais je pense que c'est une grande responsabilité face à l'Histoire", a ainsi déclaré Emmanuel Macron lors d'un entretien accordé à CBS. "Je suis assez certain que mon ami le président Trump va changer d'avis dans les mois ou les années à venir " avait-il souligné à la chaîne, quant à l'accord signé à Paris par Barack Obama en 2015 à l'issue de la COP 21.

Le nucléaire iranien, sujet central

Il devrait dominer les débats. Emmanuel Macron va tenter à Washington de convaincre Donald Trump de ne pas "déchirer" l'accord sur le nucléaire iranien. Mais les deux hommes devront abord s’entendre sur le bilan de leur attaque coordonnée en Syrie en réponse à l’utilisation d’armes chimiques par Bachar al-Assad sur sa population. Le tout, sans attendre l’approbation de l’ONU, où le Russe Vladimir Poutine bloque continuellement les actions contre son allié.



Du côté de l'Elysée, on "espère" que la visite du président français à son homologue américain, de lundi à mercredi, "va permettre d'avancer dans le bon sens" sur ce dossier prioritaire. Et pour cause: l'ultimatum lancé en janvier par Donald
Trump aux signataires européens de l'accord (France, Royaume-Uni et Allemagne) expire le 12 mai.
  


À cette date, s'ils n'ont pas trouvé le moyen de durcir l'accord signé en 2015 par les grandes puissances avec l'Iran pour l'empêcher de se doter de l'arme atomique, le président américain, qui le juge trop laxiste, menace de
rétablir les sanctions contre Téhéran et de se retirer du texte rapportent nos confrères de l'Agence France-Presse.

En vidéo

Emmanuel Macron en "visite d’État" aux États-Unis

La guerre commerciale, un pari risqué ?

Elle a été évitée de peu. Macron a attiré l'attention de Trump  en mars dernier sur les conséquences de ses décisions au sujet des taxes sur les importations américaines d'acier et d'aluminium notamment.


Lors d'un entretien téléphonique relaté par l'Élysée, le chef de l'État a souligné que de telles mesures visant des pays alliés, qui respectent les règles du commerce mondial, ne seraient pas efficaces pour lutter (contre) les pratiques déloyales". L'Europe répondra de manière claire et proportionnée contre toute pratique infondée et contraire aux règles du commerce mondial", a-t-il dit.


"Sur le commerce international, le président de la République partage l'objectif de lutter contre les pratiques déloyales qui créent une concurrence injuste dans les échanges internationaux. Il a précisé l'importance de renforcer les règles communes du commerce international et leur application effective", a encore relayée l'Élysée. Dans le même temps Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait rapporté  que la France "regrette" les annonces de Donald Trump à propos des importations de l'alliage métallique et de l'élément chimique aux États-Unis. "Une guerre commerciale ne fera que des perdants", avait-il affirmé.

Ainsi, Bruxelles avait menacé à son tour de taxer les produits américains. Avant que Trump ne renonce à ce bras de fer puis se focalise sur la Chine. Peut-être pour le moment...

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