"Nous devons agir d'urgence" : les enjeux de la COP24

"Nous devons agir d'urgence" : les enjeux de la COP24
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URGENCE – Alors que le réchauffement climatique devient chaque jour plus menaçant, la COP24 a démarré dimanche en Pologne. Voici les enjeux de cette 24e conférence mondiale sur le climat.

"Les impacts du  changement climatique n'ont jamais été aussi graves", pointe la responsable climat de l'ONU Patricia Espinosa. Forts de ce constat, près de 200 pays se sont réunis dimanche en Pologne à l’occasion de la 24e Conférence de l'ONU sur le climat (COP24). Jusqu’au 14 décembre, ils devront dresser un plan d’action pour lutter contre le réchauffement climatique. Ce qui est loin d’être une mince affaire puisque qu’un récent rapport de l’Organisation météorologique mondiale table sur une augmentation de la température de 3 degrés avant 2100. Pour rappel, l’accord de Paris consistait à limiter l’augmentation de la température à +2°C, voire à +1,5°C. Sauf que la planète a déjà gagné +1°C. Par conséquent, le monde doit baisser ses émissions de CO2 de 50% d’ici à 2030 par rapport à 2010, d’après le Giec. Tout un programme... 


"Le monde nous regarde. (...) Même si l'accord de Paris est un jalon majeur et l'expression de la volonté du monde de lutter contre le changement climatique, cela ne suffit pas", a affirmé à l'AFP Maria Fernanda  Espinosa, présidente de l'Assemblée générale de l'ONU. "Le genre humain est menacé de disparition alors nous devons agir d'urgence, maintenant, et avec audace". Lors de la COP24, les pays vont donc s’atteler à la rédaction d’un livre de règles portant notamment sur la "transparence" des actions menées par les Etats pour arriver aux objectifs voulus par l’accord de Paris.

Lors de la COP24, se posera également la question du financement des politiques climatiques dans les pays en développement. A noter que les pays du Nord ont d’ores et déjà promis de les financer à hauteur de 100 milliards par an d’ici à 2020. Mais les pays du Sud réclament des engagements plus fermes, craignant que les pays développés ne tiennent pas leur promesse. De son côté, la Banque mondiale a annoncé un doublement du financement des pays en développement de 2021 à 2025. Soit une mobilisation de 200 milliards de dollars.   

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