Colis piégés, fusillade dans une synagogue... Tension extrême aux Etats-Unis, à dix jours des Midterms

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INTERNATIONAL - En quelques jours, des événements témoignant de l'extrême tension qui règne aux Etats-Unis se sont succédés, à dix jours des élections de mi-mandat.

L'attaque survenue ce samedi 27 octobre dans une synagogue de Pittsburgh intervient dans un climat très tendu aux Etats-Unis, tant dans le débat politique que dans la société. Ces derniers jours, plusieurs événements ont d'ailleurs illustré ces tensions. Donald Trump a lui-même déploré le climat de "haine" qui règne dans le pays, tout en réclamant un durcissement de la loi sur l'application de la peine de mort. L'Amérique est plus forte que les actes d'un antisémite pervers et sectaire. Il ne doit y avoir aucune tolérance pour l'antisémitisme ou pour n'importe quelle forme de haine religieuse", a encore ajouté le président américain. Le tireur de la synagogue "Tree of life" de Pittsburgh a été identifié comme un homme de 46 ans du nom de Robert Bowers. Antisémite revendiqué, il avait posté des messages de haine des juifs juste avant son attaque.

Mercredi 24 octobre, une autre tuerie a eu lieu, cette fois-ci dans le Kentucky. Un homme et une femme noirs ont été tués dans un magasin Kroger à Louisville. Le tireur est d’abord entré à l’intérieur du supermarché où il a fait sa première victime, avant d’abattre une femme alors qu’il sortait de l’enseigne. Le suspect aurait crié, en tirant sur ses victimes, "Les Blancs, ne tuent pas les Blancs". 

L'affaire des colis piégés envoyés par un partisan de Donald Trump

Enfin, c'est l'envoi de plusieurs colis piégés qui a tenu en haleine le pays cette semaine. Le suspect Cesar Sayoc a été interpellé vendredi 26 octobre en Floride pour avoir envoyé 13 bombes artisanales à des personnalités démocrates ou anti-Trump, dont l’ancien président Barack Obama ou la candidate à la présidentielle de 2016 Hillary Clinton. Suffisant pour influencer les élections de mi-mandat ?


A quelques jours de ces Midterms, les théories sont en tout cas allées bon train sur les motivations du suspect. Certains partisans du président n’ont pas hésité à insinuer que les opposants de Donald Trump pourraient même être derrière ces envois de colis suspects. "Les républicains ont de bons chiffres dans les votes par anticipation et dans les sondages, et maintenant cette histoire de ‘bombe’ surgit et la dynamique ralentit" avait tweeté Donald Trump lui-même, qui a également répété qu’il n’avait rien à voir avec le suspect, qui apparaît comme l’un de ses fervents défenseurs. 

Selon Corentin Sellin, spécialiste des États-Unis interrogé par LCI, "il parait compliqué de ne pas les relier" ces actes "au calendrier électoral. L’auteur sait très bien que dans deux semaines il y a des élections. Puis il cible des personnes qui ont été très en vue : Barack Obama a fait campagne, ce qui n’est pas traditionnel pour un ancien président. Hillary Clinton également, peut-être même au désespoir de certains démocrates… Il y a probablement un lien avec le calendrier."

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