Colombie : accord historique entre les Farc et le gouvernement pour mettre fin au conflit

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ACCORD – Le gouvernement colombien et les Farc se sont entendus sur un accord de paix historique qui devrait être soumis aux Colombiens dans les prochaines semaines.

Une nouvelle avancée vers la fin du conflit en Colombie. A Cuba ce mercredi, le gouvernement colombien et la guérilla des Farc ont scellé un accord de paix historique visant à mettre un terme à un conflit meurtrier qui dure depuis 52 ans. Cet accord, qui pose les bases du dialogue entre les parties au conflit, intervient au terme de quatre ans de négociations.

"On peut maintenant proclamer que le combat des armes a pris fin, et commence celui des idées", a réagi peu après l'annonce le chef négociateur et numéro 2 des Farc Ivan Marquez, évoquant la future transformation de la guérilla en mouvement politique.

"Colombiens, la décision est entre vos mains"

Le gouvernement colombien et les représentants de la guérilla ont signé "un accord final, intégral et définitif" qui devra être soumis à référendum le 2 octobre prochain avant d'entrer en vigueur. Celui-ci établit la feuille de route des pourparlers qui s’engagent.

Depuis Bogota, le président colombien Juan Manuel Santos s'est félicité avec "une profonde émotion, une grande joie" de la conclusion de l'accord et a salué la fin de "la tragédie de la guerre" "Colombiens, la décision est entre vos mains", a-t-il déclaré, assurant à ses compatriotes que le référendum serait le vote "le plus important" de leur vie.

L’Onu en surveillance

Plusieurs fois remis en cause, cet accord fait suite à la décision d’un cessez-le-feu bilatéral et l’annonce du désarmement de la guérilla marxiste. Une fois l'accord de paix final validé, la rébellion doit commencer à réunir ses troupes, évaluées à environ 7000 par les autorités colombiennes, pour les désarmer. Le cessez-le-feu devra être contrôlé par un mécanisme tripartite comprenant le gouvernement, les Farc et une mission de l'Onu.

Dans le pays, la tendance penche plutôt pour le "oui", validant l’accord de paix proposé mais une opposition toujours forte, potée par les soutiens de l’ancien président Alvaro Uribe, particulièrement véhément à l'encontre des révolutionnaires lors de sa présidence, se fait entendre.

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