Colombie : huit personnes arrêtées après l'attentat de Bogota qui a fait trois morts, dont une Française

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INVESTIGATIONS - Une semaine après l'attentat perpétré dans les toilettes d'un centre commercial de la capitale colombienne, huit personnes ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche. L'attaque, qui a eu lieu le 17 juin en journée, a fait trois morts dont une Française, Julie Huynh.

L'enquête avance à grands pas. Dans la nuit de samedi à dimanche, huit personnes ont été arrêtées. Elles sont soupçonnées d'être impliquées dans l'attentat à la bombe commis le 17 juin à Bogota et qui avait tué trois personnes, dont une Française, dans les toilettes d'un centre commercial, a annoncé le ministère colombien de la Défense.


"Félicitations @PoliceColombie et @ParquetCol pour la capture de huit responsables présumés des actes de terrorisme de #Bogota", a indiqué le ministère sur son compte Twitter, en accusant les personnes interpellées d'appartenir au Mouvement révolutionnaire du Peuple (MRP), un groupuscule auquel les autorités colombiennes ont imputé divers petits attentats dans la capitale.  

Exploitation des images de vidéosurveillance

Les huit personnes ont été arrêtées simultanément à Bogota et à Espinal, dans le département de Tolima (centre), par des enquêteurs de la Direction des enquêtes criminelles et interpol (Dikin), de la police et du parquet.


Ces arrestations ont été notamment permises grâce aux images des caméras de surveillance dans le centre commercial, a précisé le ministère.

Julie Huynh, 23 ans, la Française décédée dans l'attentat, était depuis février bénévole pour l'ONG "Projeter sans frontières". Elle  travaillait dans le sud de la capitale avec des jeunes déplacés à cause de la violence, dans ce pays déchiré par un conflit armé long d'un demi-siècle, le plus ancien d'Amérique latine.


La mère de Julie Huynh, âgée de 48 ans et en visite dans le pays, avait également été blessée dans l'explosion, qui a aussi tué deux Colombiennes de 31 et 41 ans. Sept autres personnes avaient été blessées.

Attaque non revendiquée

Cette attaque, non revendiquée et inhabituelle ces dernières années dans la capitale, avait causé un choc en Colombie, en plein chemin vers la paix avec ses deux guérillas : les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste), avec lesquelles un accord a été signé en novembre, et l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), avec laquelle des négociations sont en cours.


Les deux guérillas avaient condamné immédiatement cet acte, disant suspecter des opposants au processus de paix d'en être les instigateurs.

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