Colombie : le cessez-le-feu avec les Farc limité au 31 octobre

DirectLCI
PAIX - Le président Juan Manuel Santos a annoncé mardi 4 octobre que le cessez-le-feu, décrété le 25 août avec la guérilla des Farc, serait limité au 31 octobre. Une décision dans l'attente de trouver une issue à la crise suscitée par le rejet de l'accord de paix.

Il devait être définitif. Finalement, le cessez-le-feu décrété le 25 août après d'âpres négociations avec les Farc, principale guérilla du pays, sera limité au 31 octobre. Une décision qui survient après le rejet de l'accord de paix, dimanche, par référendum.

Lire aussi

"Le cessez le feu bilatéral est prorogé jusqu'au 31 octobre", a indiqué la présidence. "J'espère que nous pourrons avancer pour concrétiser les dispositions et les accords qui nous permettent de mettre en oeuvre la solution à ce conflit", a ajouté Juan Manuel Santos, dans une déclaration télévisée depuis le palais présidentiel Casa de Nariño.


Le chef de l'Etat qui a annoncé de nouveaux pourparlers avec la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) "afin d'aboutir à un accord et au rêve de toute la Colombie d'en finir avec la guerre".


Le président Santos se réunira par ailleurs mercredi, à huis clos et séparément, avec ses prédécesseurs Alvaro Uribe et Andres Pastrana, qui ont mené une intense campagne pour le "Non" à l'accord avec les Farc. Ces réunions visent, a tweeté le chef de l'Etat, "à dialoguer ce mercredi avec un esprit constructif en faveur de la paix".

L'accord de paix désaprouvé par les électeurs dimanche 2 octobre prévoyait notamment la démobilisation des 5.765 combattants des Farc et la conversion de la guérilla en mouvement politique légal. Il avait été signé par M. Santos et par le commandant en chef des Farc, Timoleon Jimenez "Timochenko" le 26 septembre lors d'une cérémonie solennelle à Carthagène des Indes (nord).


Au fil des décennies, le complexe conflit colombien avec les Farc, mais aussi avec d'autres guérillas d'extrême gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces armées, a fait plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés par la violence.

Lire aussi

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter