Comment internet a battu Julien Blanc, le "coach en séduction" aux méthodes sexistes et racistes

Comment internet a battu Julien Blanc, le "coach en séduction" aux méthodes sexistes et racistes

International
DirectLCI
VIOLENCES SEXUELLES - Il n'a fallu que quelques jours pour que l'indignation provoquée par une vidéo montrant ce "coach en séduction" harcelant des Japonaises permette sa mise au ban. L'Australie, où il devait faire un séminaire, l'a forcé à quitter le territoire.

#TakedownJulienBlanc l'a emporté. Si certaines indignations numériques peuvent donner à sourire quand on regarde leur efficacité ou leur sincérité, la campagne de censure développée pour interdire à Julien Blanc de s'exprimer a rapidement porté ses fruits.

Hashtag populaire et pétition efficace

Au début, une vidéo, publiée il y a quelques semaines, postée par ce coach en séduction, ou "pick-up artist", sur ses comptes YouTube, Twitter et Facebook. On l'y voit disserter sur les méthodes que doit utiliser "l'homme blanc" pour s'attirer les faveurs des Japonaises. Racisme, sexisme, apologie du viol... Tout est bon pour parvenir à ses fins.

EN SAVOIR + >> Les techniques sexistes et racistes d'un coach en séduction

Rapidement devenue virale, la vidéo est arrivée entre les mains de Li Jennifer, une activiste américaine, qui a aussitôt lancé le hashtag #TakedownJulienBlanc, repris avec beaucoup de succès sur Twitter. Un succès tel que depuis, l'étau s'est progressivement resserré autour de Julien Blanc.

La pétition lancée sur le site Change.org a ainsi forcé l'hôtel qui devait héberger un de ses séminaires, à Melbourne, à lui demander de quitter les lieux . Le tout après que plus de 31.000 personnes l'aient signée. Décidé malgré tout à tenir son séminaire, le "pick-up artist" a voulu déménager sur une péniche avoisinante. Mais c'était sans compter une marche de la honte qui les a forcés, lui et son auditoire, a évacuer le bâtiment flottant.

Visa résilié, conférences annulées

Face au fiasco, Julien Blanc a pris la décision de quitter le pays, ce qu'a confirmé aussitôt le compte Twitter de la police de l'Etat de Victoria. Une décision motivée par la résiliation de son visa, comme l'a révélé le site Sky News , et ce alors que plusieurs hôtels australiens ont annulé l'organisation de ses séminaires.

Le ministre de l'Immigration australien, Scott Morrison, est d'ailleurs sorti de sa réserve, toujours sur Sky News, pour condamner les activités du coach : "Cet homme ne mettait pas en avant des idées politiques, mais le harcèlement des femmes. Des valeurs qui sont détestées dans ce pays."

Aux dernières nouvelles, relayées par 20 minutes , les hôtels d'Austin et de Seattle qui devaient accueillir l'"artist" ont suivi l'exemple de leurs confrères australiens en annulant ses conférences.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter