Commission européenne : qui sont les candidats à la présidence ?

Commission européenne : qui sont les candidats à la présidence ?

International
DirectLCI
EUROPE - Pour la première fois, les prétendants à la présidence de la commission européenne vont débattre en direct à la télévision, ce lundi soir (20h sur Euronews). Metronews vous présente les six candidats (dont deux font candidature commune) désireux de prendre la suite de José Manuel Barroso.

Jean-Claude Juncker, Parti populaire européen
Son expérience et son profil de spécialiste de l'économie en font le favori. Europhile convaincu et reconnu, cet homme de 59 ans a été de toutes les grandes réformes de l'Europe depuis le début des années 90. Il a été à l'origine, notamment, du traité de Maastricht en 1992. Véritable dinosaure de la politique au Luxembourg, il a participé à tous les gouvernements de 1982 à 1995, avant d'en devenir le Premier ministre jusqu'en 2013. Président de l'Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances des pays de la zone Euro, de 2005 à 2013, il a également été gouverneur de la Banque mondiale de 1989 à 1995. Il a été préféré au Français Michel Barnier pour être le candidat de la droite européenne.

Martin Schulz, Parti socialiste européen
Il est l'autre poids lourd de cette course à la présidence. Elu au Parlement européen en 1994, l'Allemand n'a cessé d'y gagner en importance, jusqu'à en prendre la présidence en janvier 2012. Son credo : l'équilibre entre les trois institutions, le Parlement étant trop en retrait à son goût par rapport à la Commission et au Conseil européen. Personnalité au caractère bien trempé, cet homme de 58 ans s'est illustré par des joutes verbales hautes en couleur, notamment face à Silvio Berlusconi ou Daniel Cohn-Bendit.

Guy Verhofstadt, Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
Ses positions radicales lui valent le surnom de "baby Thatcher". Premier ministre belge de 1999 à 2008, il se fait remarquer au niveau européen en 2001, lorsqu'il lance, sous la présidence belge de l'UE, le processus qui mènera à la rédaction du Traité constitutionnel. Représentant la frange fédéraliste du centre européen (face aux libéraux), il est partisan du passage à une "vraie" Europe, où un gouvernement représenterait tout le monde. Il connaît bien la course pour la présidence de la Commission, puisqu'il avait déjà été pressenti pour succéder à Romano Prodi en 2004, avant de se trouver en compétition face à José Manuel Barroso, il y a quatre ans.

Alexis Tsipras, Parti de la gauche européenne
Le jeune loup de la gauche européenne. Pas encore âgé de 40 ans (il les fêtera en juillet), il a connu une ascension politique fulgurante. Le Grec s'est fait connaître en 2012, lors des élections législatives anticipées dans son pays. Son parti Syriza, qui n'atteignait pas les 5 % en 2009, arrive alors en deuxième position avec 27 % des suffrages. Ne prenant pas part au gouvernement de coalition mis en place, il devient le leader de l'opposition d'un pays en plein marasme économique. S'il exprime régulièrement son désaccord avec la façon dont l'Europe a géré cette crise, il ne se dit pas anti-européen pour autant. Son projet est d'en finir avec les politiques de rigueur et de renforcer la démocratie en Europe. Selon lui, "l’Europe a besoin d’un nouvel accord social, d’un new deal".

José Bové et Franziska Keller, Les Verts
Pour les écologistes, l'union fait la force. Choisi lors d'élections primaires en ligne, le tandem formé par le syndicaliste paysan français et la jeune eurodéputée allemande se veut complémentaire. A 60 ans, lui est une figure du mouvement altermondialiste, qui lutte contre le nucléaire, les OGM ou le gaz de schiste. A 32 ans, elle s'est spécialisée sur les questions migratoires, commerciales et de la jeunesse. La transparence, la bataille contre les lobbys ou la transition énergétique figurent au premier rang de leurs priorités.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter