Conflit à Gaza : les appels au boycott d'Israël se multiplient

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CONFLIT – Depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas, les appels au boycott économique de l'Etat hébreu se multiplient. Des applications smartphones ont même été créées pour faciliter cette démarche.

Depuis juillet et le début de l'offensive israélienne, les appels au boycott économique des produits israéliens se multiplient sur la Toile et notamment sur les réseaux sociaux . Pour preuve, ce graphique de Google Trends qui montre l'évolution des recherches du mot-clé "Boycott Israël". Comme en 2009 lors de la précédente opération "Plomb durci", les recherches ont considérablement augmenté depuis début juillet.

En effet, de nombreuses initiatives se développent pour organiser un boycott économique des produits israéliens, rappelle le HuffPost Maghreb . La Belgique étudie par exemple la mise en place d’un label permettant d’identifier les produits venant des colonies israéliennes. Une circulaire soutenue par le gouvernement fédéral et par le ministre des Affaires étrangères belge devrait rapidement être publiée pour préciser les modalités de ce label qui, s'il n'est pas un appel explicite, permettra aux partisans du boycott de bouder de nombreux produits fabriqués en Israël.

Après les appels, des applications pour smartphones

Lancé en 2005 par 171 ONG palestiniennes, le site "Boycott, désinvestissement, sanctions" (BDS) recense, lui,les produits israéliens ou les marques jugées proches de cet Etat. Coca-Cola, Orange, Sodastream, Starbucks, font ainsi partie de leur liste noire.

Et alors que BDS devrait sortir une application en septembre pour permettre de se renseigner sur un produit à partir de son code-barres, un autre outil a de plus en plus de succès. Nommée "Buycott", une application créée pour promouvoir certaines enseignes a vu son objet initial détourné. Ses abonnés s'en servent désormais pour s'opposer aux produits fabriqués en Israël. Mis au point par un Américain, l'outil propose à ses abonnés de filtrer ses achats en scannant avec son téléphone le code-barres d'un produit. Publiée il y a quelques jours, une campagne intitulée "Long live Palestine boycott Israel" (Longue vie à la Palestine, boycott d'Israël") attire déjà plus de 213.000 membres, rapporte Rue89 . L’autre campagne, "Avoid Israeli Settlement Products" (éviter les produits des colonies israéliennes), regroupe, elle, près de 100 000 membres.

Mais les appels au boycott peuvent tomber sous le coup de la loi. La conseillère municipale d’opposition (gauche) de Mantes-la-Ville, Bénédicte Bauret, a ainsi été convoquée le 31 juillet dernier au commissariat suite à son appel au boycott de produits israéliens. Le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme (BNVCA) a en effet porté plainte contre elle. Cette association considère que ces initiatives relèvent de l'antisémitisme et s'appuie sur l’article 225-1 du Code pénal qui condamne "la provocation à la discrimination".

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