Conflit au Karabakh : les combats s'intensifient

Conflit au Karabakh : les combats s'intensifient

GUERRE - Forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise ont intensifié dimanche leurs bombardements.

Déclarations belliqueuses, frappes d'artilleries et tirs de roquettes : après huit jours de combats, le bras de fer se poursuit entre les forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et l'armée azerbaïdjanaise. Les affrontements se sont même intensifiés ce dimanche, malgré les appels à la trêve de l'essentiel de la communauté internationale.     

Au cœur des derniers heurts : Stepanakert. Depuis vendredi, la principale ville du Karabakh, a été la cible de frappes d'artillerie, forçant la population à se terrer. L’électricité y est revenue dans l'après-midi de dimanche, après une coupure depuis la nuit. Les tirs de roquettes ont repris avec une intensité nouvelle dimanche matin, ont constaté les journalistes de l'AFP. Le centre et la périphérie ont été touchés, et au nord-est de la fumée noire s'élevait dans le ciel.

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Chaque camp revendique des succès militaires

Le président de la république auto-proclamée, Araiyk Haroutiounian a annoncé qu'en représailles aux frappes sur Stepanakert, des infrastructures militaires installées dans les "grandes villes" d'Azerbaïdjan, situées à plus grande distance du front, ont été visées. Ses services ont ensuite annoncé avoir "détruit" l'aéroport de la seconde ville azerbaïdjanaise, Gandja, ce que Bakou a démenti, affirmant que des civils ont été touchés. D'autres villes azerbaïdjanaises ont été frappées, selon Bakou : Horadiz, Beylagan et Terter. 

Comme les jours précédents, les deux camps revendiquaient divers succès sur le champ de bataille. Dimanche, l'Azerbaïdjan a affirmé avoir grièvement blessé le président de la république auto-proclamée, ce que son service de presse a démenti. Samedi soir, le Karabakh a assuré avoir "amélioré ses positions, préparant le terrain pour des avancées", tandis que Bakou proclamait avoir conquis depuis le début des combats le 27 septembre, quatorze villages et un massif montagneux qualifié de stratégique, le Mourovdag. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avait réaffirmé samedi que seul un retrait des forces arméniennes des "territoires occupés" pouvait mettre fin au conflit datant des années 1990. 

Concernant le bilan, toujours très partiel Bakou ne communiquant pas ses pertes militaires, 246 morts ont été recensés : 209 combattants séparatistes, 14 civils du Karabakh et 23 civils azerbaïdjanais. Mais chaque partie affirme avoir tué plus de deux mille soldats adverses. Une guerre ouverte entre les deux pays ex-soviétiques du Caucase du Sud laisse craindre une déstabilisation d'ampleur, de multiples puissances étant en concurrence dans la région : la Russie, traditionnel arbitre régional, la Turquie, alliée à l'Azerbaïdjan, l'Iran ou encore les Occidentaux.

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