Conflit au Nagorny Karabakh : "Une tragédie" qui doit cesser "au plus vite", prévient Poutine

Conflit au Nagorny Karabakh : "Une tragédie" qui doit cesser "au plus vite", prévient Poutine

GUERRE - Vladimir Poutine a appelé mercredi Arméniens et Azerbaïdjanais à faire cesser "la tragédie" en cours au Nagorny Karabakh. Il s'agit de la première prise de position publique du président russe sur le conflit.

La moitié de la population déplacée, une pluie de roquettes et des victimes toujours plus nombreuses : le Nagorny Karabakh s'enfonce dans la crise. Après dix jours d'hostilités, ce territoire séparatiste est toujours vivement disputé par l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Une "tragédie" pour Vladimir Poutine, qui s'est exprimé publiquement ce mercredi pour demander l'arrêt des affrontements.

"C'est une énorme tragédie. Des gens meurent, il y a de lourdes pertes des deux côtés. Nous espérons que ce conflit cessera au plus vite", a indiqué le président russe dans un entretien accordé à la télévision publique Rossiya et diffusé par le Kremlin. Avant d'insister : "Si ce conflit (vieux de 30 ans, ndlr) ne peut être définitivement résolu, car on en est loin, au moins nous appelons, j'insiste là-dessus, à un cessez-le-feu. Et c'est au plus vite qu'il faut le faire".

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Si le Kremlin avait cité le président russe appelant à l'arrêt des hostilités dans des communiqués, c'est sa première prise de position publique et télévisée depuis le début des combats le 27 septembre. Une prise de position qui ne manquera pas d'être entendue par les belligérants : même si Vladimir Poutine reste plus proche de l'Arménie - qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou -, il entretient de bonnes relations avec les deux camps, auxquels son pays fourni des armes.

Vladimir Poutine a d'ailleurs relevé que la Russie allait "respecter ses engagements" dans le cadre de cette Organisation du traité de sécurité collective, relevant cependant que les hostilités "n'ont pas lieu sur le territoire de l'Arménie" mais sur celui de la république auto-proclamée du Karabakh, soutenue par Erevan, mais officiellement en terres azerbaïdjanaises. L'élargissement du conflit au territoire arménien pourrait cependant déclencher une intervention de la Russie, qui a une base militaire en Arménie. 

Dans un entretien avec l'AFP, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a lui, à demi-mot, mis en garde l'Azerbaïdjan contre la tentation d'élargir le conflit, rappelant son alliance militaire avec le grand frère russe. "Je suis convaincu que, si la situation l'exige, la Russie remplira ses obligations", a-t-il dit. De leur côté, des ONG, la Croix-Rouge et le médiateur franco-américano-russe dans cette crise ont dénoncé ces derniers jours le nombre croissant de victimes civiles depuis le début des affrontements. Les belligérants ont quant à eux ignoré tous les appels à la trêve. 

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