Conflit au Nagorny Karabakh : la Russie, la France et les Etats-Unis appellent à un cessez-le-feu immédiat

Reprise du conflit armé au Nagorny Karabakh entre Arménie et Azerbaïdjan
International

CONFLIT - Depuis dimanche, la tension est montée crescendo dans la région disputée du Nagorny Karabakh en Asie centrale. Une fois encore, Arménie et Azerbaïdjan sont au bord de la guerre. Le nombre de morts ne cesse d'augmenter. La communauté internationale appelle au calme.

Depuis plusieurs jours, de violents échanges de tirs ont lieu à la frontière entre l’Azerbaïdjan et sa province sécessionniste, soutenue par l'Arménie. Le résultat d'un conflit latent entre les deux pays qui se disputent la région du Karabakh depuis plus de trente ans. Les pertes civiles et militaires ne cessent d'augmenter depuis dimanche, le bilan s'élève désormais à 128 morts. 

La Turquie s'est dite déterminée à aider l’Azerbaïdjan à récupérer ses terres occupées. La France est "préoccupée" par les déclarations "guerrières" de la Turquie. Ce jeudi, les présidents russe, français et américain ont ainsi réitéré ce jeudi leur appel commun "à la cessation immédiate des hostilités" au Nagorny Karabakh et au "retour des négociations". "Nous condamnons dans les termes les plus forts l'escalade de la violence récente sur la ligne de contact dans la zone de conflit du Haut-Karabakh", déclarent dans un communiqué commun, Emmanuel Macron, Donald Trump et Vladimir Poutine.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rétorqué qu'un cessez-le-feu dans cette région devait passer par un retrait des forces arméniennes de l'enclave séparatiste. "Un cessez-le-feu pérenne dans cette région est tributaire d'un retrait arménien de tout le territoire azerbaïdjanais",  a-t-il déclaré lors d'un discours au parlement ce jeudi. Peu avant cette annonce, il accusait la Russie, la France et les Etats-Unis, membres du groupe "Minsk" - médiateur sur ce dossier depuis 1992 - d'avoir ignoré le problème pendant trente ans. "Leur quête à présent d'un cessez-le-feu est inacceptable", juge-t-il. 

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L'arrivée de combattants syriens de groupes djihadistes dans cette région disputée pourrait aggraver le conflit armé. "Nous disposons d'informations aujourd'hui de manière certaine qui indiquent que des combattants syriens de groupes djihadistes ont (transité) par Gaziantep pour rejoindre le théâtre d'opérations du Haut-Karabakh. C'est un fait très grave, nouveau, qui change la donne", a déclaré le chef d'Etat français à son arrivée au sommet européen, qui se déroule aujourd'hui à Bruxelles. 

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