Conflit Israël-Hamas : nuit sanglante à Gaza, la centrale électrique à l'arrêt

Conflit Israël-Hamas : nuit sanglante à Gaza, la centrale électrique à l'arrêt

PROCHE-ORIENT - Les bombardements se sont encore intensifiés sur la bande de Gaza dans la nuit de lundi à mardi, y compris sur la maison vide d'Ismaël Haniyeh, le dirigeant du Hamas à Gaza. L'espoir de trêve à l'occosaion de la fin du ramadan n'est désormais plus d'actualité.

Le bilan s'alourdit dans la bande de Gaza. Depuis le début de l'opération israélienne , voilà 21 jours, 1113 Palestiniens ont trouvé la mort. De son côté, Israël a perdu en tout 53 soldats et 3 civils. L'aviation israélienne a pilonné sans relâche la bande de Gaza dans la nuit de lundi à mardi. La maison d'Ismaïl Haniyeh, le dirigeant du Hamas à Gaza, qui se trouve dans le camp de réfugiés de Chati, au nord-ouest de Gaza, a notamment été bombardée, selon son fils qui précise cependant que l'attaque n'a pas fait de blessés.

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Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations Unies, a lancé un cri d'alarme mardi matin. "Au nom de l'humanité, la violence doit s'arrêter, a-t-il exhorté, c'est une question de volonté politique. Pourquoi ces dirigeants laissent-ils leurs populations se faire tuer par d'autres ? Ce n'est pas responsable. C'est une faute morale". Barack Obama, et les principaux dirigeants occidentaux ont quant à eux affirmé leur volonté "d'augmenter" la "pression" pour parvenir à un cessez-le-feu.

La centrale électrique de Gaza à l'arrêt

Mais dans les faits, les bombardements et les tirs d'artillerie israéliens se succédaient mardi matin sur l'ensemble de l'enclave palestinienne, faisant 17 morts, dont au moins 4 enfants depuis minuit. Dans ce camp de réfugiés, huit enfants et deux adultes sont morts lundi , Israël et le Hamas se renvoyant la responsabilité de ce drame. De son côté, Israël a aussi enregistré de lourdes pertes : quatre de ses soldats à bord de chars ont été tués par un tir de mortier et un cinquième militaire est tombé au combat dans le sud de la bande de Gaza.

L'unique centrale électrique de Gaza à été mise à l'arrêt mardi après avoir été touchée par des bombardements. Il s'agit de la seule unité de production d'électricité du territoire. Le tir "a endommagé le générateur de vapeur avant de toucher les réservoirs de carburant qui ont pris feu", selon le directeur-adjoint de l'Autorité de l'énergie de l'enclave palestinienne.

"L'Aïd du sang"

L'accalmie de samedi et dimanche n'aura donc pas duré. "C'est l'Aïd du sang", a résumé Abir Chamali, père d'un garçon de 16 ans tué jeudi près de la ville de Gaza. "L'occupant (israélien) refuse toujours tout cessez-le-feu humanitaire pour l'Aïd. Il s'agit d'une rebuffade aux croyances des musulmans et à leur culte", a accusé le porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri. Dans la crainte des bombardements, les rues de Gaza sont restées quasiment désertes, lundi soir, quelques heures avant la célébration de la fête du Fitr marquant la fin du ramadan.

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