Après la tuerie de Parkland, les stars se mobilisent pour le contrôle des armes, Trump fait de petites concessions

FUSILLADE - Un peu moins d'une semaine après la tuerie de Parkland, plusieurs célébrités ont annoncé donner plusieurs centaines de milliers de dollars à la manifestation organisée par les victimes de la fusillade.

Après George et Amal Clooney, c’est au tour d’Oprah Winfrey d’apporter un soutien financier à la "Marche pour nos vies", une manifestation organisée par les lycéens de Parkland pour réclamer un  contrôle accru des armes à feu. Sur Twitter, la présentatrice star a annoncé un don de 500.000 dollars. Mercredi 14 février, un ancien lycéen de 19 ans a ouvert le feu dans le lycée de Parkland et assassiné à l’aide d’un arme automatique 17 personnes de sang-froid.


Une nouvelle tuerie de masse qui a relancé le débat sur la régulation des armes à feu aux États-Unis. Silencieux sur le sujet pendant les jours qui ont suivi la tuerie, Donald Trump s’est montré ce mardi ouvert à des "réformettes" sur le contrôle des armes à feu, une volonté pour ce président républicain de ne pas se brouiller avec la toute puissante National Rifle Association (NRA).

Winfrey, Clooney et Spielberg leur viennent en aide

Touchés par l’initiative du couple Clooney, qui avait annoncé ce mardi faire don de 500.000 dollars aux organisateurs de la marche et qu’ils y participeraient le 24 mars prochain à Washington, Oprah Winfrey a elle-aussi suivi le mouvement. "George et Amal, je ne peux pas être plus d’accord avec vous. Je joins mes forces et je donnerai moi-aussi 500.000$ à la 'Marche pour la vie'. Ces jeunes gens inspirants me rappellent les Freedom Riders des années 1960 qui avaient eux aussi dit qu'ils en avaient ASSEZ et qu'ils allaient se faire entendre", a tweeté Oprah Winfrey.

Les "freedom riders" ("voyageurs de la liberté"), évoqués par Oprah Winfrey, sont les militants du mouvement des droits civiques qui avaient décidé de voyager en bus d'Etat en Etat pour s'assurer qu'un arrêt de la Cour suprême rendant illégale la ségrégation raciale dans les transports était bien appliqué.


En plus du couple Clooney et d’Oprah Winfrey, le réalisateur Steven Spielberg et sa femme, Kate Capshaw ainsi que le producteur de cinéma Jeffrey Katzenberg ont emboîté le pas et promis de verser une somme équivalente.

D'autres célébrités ont affiché sur les réseaux sociaux leur soutien à la "marche pour nos vies", notamment les chanteurs Justin Bieber, Lady Gaga et Cher.

Trump fait de petites concessions

Face à une mobilisation qui s'amplifie, Donald Trump, très critiqué depuis la tuerie de Parkland, semble prêt à vouloir faire quelques concessions après son silence assourdissant de la semaine dernière sur le sujet des armes à feu. Sous pression, alors que les lycéens s’organisent pour mener la contestation, le président américain va devoir jouer un numéro d’équilibriste compliqué dans les prochaines semaines.


Soutenu par la NRA lors de sa campagne présidentielle, Donald Trump doit faire en sorte de ménager les sensibilités de ce lobby ultra-puissant. Ne souhaitant pas une réforme majeure sur le contrôle des armes, Donald Trump propose donc de petites mesures dans l’idée de calmer les esprits. 


Ce mardi, il a annoncé avoir demandé au département de la Justice des réglementations visant à interdire "tous les mécanismes qui transforment des armes légales en fusils automatiques" communément appelés les "bump stock". Cet instrument, notamment utilisé lors de la tuerie de Las Vegas en octobre dernier, est une crosse amovible qui utilise l'énergie du recul de l'arme pour imprimer un mouvement de va-et-vient extrêmement rapide au fusil, dont les projectiles se rechargent au même rythme.


Il a aussi demandé à ce que le Congrès se penche sur la question des "background check" (ndlr : contrôle des antécédents avant l’achat d’une arme).

"Que l'on soit républicain ou démocrate, nous devons maintenant nous concentrer sur le renforcement des Contrôles des Antécédents!" pour les acheteurs d'armes, a-t-il ensuite écrit sur Twitter.


Selon un sondage publié par le Washington Post et ABC, plus de six Américains sur dix estiment que la Maison Blanche et le Congrès n'en font pas assez pour prévenir les fusillades de grande ampleur. L'exécutif a indiqué être ouvert à une discussion sur un éventuel âge minimum pour l'achat d'armes semi-automatiques dotées de chargeurs à grande capacité.


Les prochaines semaines risquent d'être décisives pour Donald Trump alors que contrairement à l'après Las Vegas, la tuerie de Parkland semble avoir lancer un mouvement d'ampleur pour plus de contrôles des armes à feu.

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